Alors que l’intervention militaire n’est pas totalement écartée au Mali : L’Azawad salue les efforts du Burkina Fasso et avertit sur un éventuel embrasement

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AZAWAD (Tamurt) – La visite du président burkinabé et sont interpellation des autorités françaises sur la situation préoccupante de la situation au Mali, intervient après une probable décision d’intervention militaire des militaire Français au nord du Mali. Une option qui, semble-t-il écartée, vu les conséquences très graves qu’elle pourra engendrer. L’Azawad met en garde et avertit sur la délicatesse de cette option qui ne fera qu’empirer la situation au Sahel. « La guerre que les combattants du MNLA mènent contre les narco-terroristes, actuellement concentrés dans les centres urbains, dans le but à peine voilé d’utiliser la population civile comme bouclier humain, en fait un acteur incontournable de la stabilité de la région. En effet, une intervention militaire unilatérale de la CEDEAO exposerait cette population à un grand péril », prévient le responsable de l’Azawad.

Dans la même déclaration, le manque du dialogue refusé par les autorités maliennes et la CEDEAO, est mis en exergue par l’Azawad. « Le MNLA salue la lucidité et la clairvoyance de M. Compaoré, à l’instar duquel il déplore le manque de dialogue avec les acteurs de la région, nommément les autorités maliennes et la CEDEAO », est-il ajouté. Le même responsable préconise d’ouvrir un dialogue franc et serein avec toutes les partie concernées dans la région pour déboucher sur une solution définitive à cette crise politique qui n’a que trop durée. « Le MNLA invite les autorités maliennes et les représentants de la CEDEAO à faire preuve d’ouverture dans leurs décisions concernant l’Azawad, et leur préconise d’inclure les Azawadiens dans les concertations pour la recherche de solutions viables », propose le responsable de l’Azawad.

Le coordinateur de l’action diplomatique de l’Azawad en Europe se demande comment le pouvoir de Bamko n’arrive même pas à gérer ses propres affaires, mais prétend régler les problèmes de l’Azawad qui le ne concernent pas. « Au moment où le pouvoir de Bamako peine à assurer le bon fonctionnement des institutions républicaines, il ne peut se permettre le luxe d’exclure le MNLA et les habitants de l’Azawad de ce processus de sortie de crise ».

Notons que le pouvoir centrale d’Alger qui soit disant soutient l’autodétermination du peuple Saharoui, s’oppose farouchement à l’indépendance déjà acquise du peuple Amazigh de l’Azawad. Deux positions diamétralement opposées qui démontrent, une fois de plus, le racisme et l’hypocrisie envers tous ce qui est amazigh.

Izem Irath