Amara Benyounès au cœur d’un scandale financier ?

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Amara Benyounes
Amara Benyounes

KABYLIE (Tamurt) – Amara Benyounès, actuellement président du MPA (Mouvement populaire algérien),  ayant fait ses premières classes en politique dans les rangs au RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) dont il était le numéro 2, serait au cœur d’un scandale financier, selon un journal électronique algérien qui en livre même les détails.

Comme on pourrait le deviner, ce n’est pas en tant que responsable de parti politique que Amara Benyounès est cité mais plutôt en sa qualité d’ancien ministre du Commerce. Le journal électronique qui livre cette information explique que Amara Benyounès, en sa qualité de ministre du Commerce, à l’époque, avait « attribué un marché de 275 millions de dinars à une société détenue par l’un de ses proches, cependant, ce dernier n’a rien réalisé alors qu’il a empoché la moitié du montant global ». Le même journal électronique ajoute en précisant que « les faits de cette affaire, remontent au début 2015, lorsque le ministère du Commerce, sous l’ère Amara Benyounès, avait signé un contrat avec un grand opérateur de téléphonie mobile pour l’aménagement intérieur et extérieur d’une cinquantaine de cafés, à travers 25 wilayas, ainsi que tous les équipements nécessaires au fonctionnement de ces cafés. Cet aménagement s’inscrit dans un but publicitaire au profit de l’opérateur de téléphonie ».

Ce contrat signé en mars 2015 stipule que le ministère du Commerce est chargé de désigner l’entreprise réalisatrice des travaux d’aménagement des cafés, ajoute le même média. « A cet effet, l’entreprise sélectionnée par le département d’Amara Benyounès était CEFE Events & Communication, une Sarl basée à Alger et détenue par un proche du Président du MPA. Un chèque d’un montant de près de 140 millions de dinars a été remis, comme avance, à la Sarl qui l’a encaissé à la Housting Bank For Trade And Finance.

Cependant, cette société n’a jamais procédé aux travaux prévus, alors que le remboursement de l’opérateur de téléphonie incombe, selon les terme du contrat, au ministère du Commerce », conclut le journal électronique en question. Il y a lieu de rappeler qu’en Algérie, les hauts responsables, notamment, ceux qui sont au rang de ministre ne sont jamais inquiétés par la justice. Même leurs proches en sont souvent épargnés. Il suffit souvent d’un coup de téléphone, venant d’en-haut,  pour que tout rentre dans « l’ordre ».

Par exemple, le neveu du même Amara Benyounès, qui était, en même temps, le beau fils du Général Khaled Nezzar, avait forcé un barrage des services de sécurité à l’intérieur même du Club des Pins, il y a quelques années, en tirant des coups de feux. Avec un acte aussi grave, le neveu de Amara Benyounès n’a jamais été inquiété. Même la presse dite indépendante n’avait soufflé aucun mot sur cette affaire en dehors du journal francophone « El Watan », qui avait eu le courage de faire un article sur la question.

Tarik Haddouche