Les amazighs marocains dénoncent

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Maroc

MAROC (Tamurt) – L’Assemblée Mondiale Amazighe dénonce, devant l’ONU, les flagrantes violations des droits des Amazighs commises par le Royaume du Maroc. Les 24 et 25 octobre 2016, le comité des droits de l’Homme des nations unies a examiné le cas du royaume du Maroc, par rapport au sixième rapport périodique présenté. Ceci concerne le pacte international des Nations Unies relatif aux Droits Civils et Politiques, devant avoir lieu à  Genève, Suisse, lors  de la 118ème session.  

Cette édition a connu la participation de plusieurs ONG amazighs, marocaines, sahraouis, féminines et internationales, qui ont fait parvenir aux membres du Comité onusien des rapports alternatifs au rapport officiel de l’Etat marocain.

L’Assemblée Mondiale Amazighe (AMA) a élaboré son propre rapport alternatif intitulé « Amazighs du Maroc : un peuple aux marges de la constitution », qu’il a fait parvenir au comité onusien, dénonçant devant les experts de l’ONU les flagrantes violations des droits des Amazighs commises par le gouvernement du Maroc durant ces cinq dernières années.

En conformité avec son appel, lors du trente-sixième anniversaire du Printemps amazigh, l’Assemblée Mondiale Amazighe lance un appel à tous les cadres, activistes et enfants des tribus amazighes sans exception, pour participer massivement  quant à la préparation de la réussite du sit-in d’avertissement des Amazighes du Maroc et du monde. Sit-in qui sera organisé dans la ville de Marrakech, parallèlement à la Conférence Mondiale du Climat qui connaitra une présence nationale, régionale et internationale inédite, le samedi 12 novembre 2016/2966, à partir de 10:00 heure du matin. Pour protester contres les violations continues des droits de l’homme amazighs et contre la politique de discrimination, programmée et perpétuelle contre les constituants amazighs dont ce qui suit :

– La continuation des souffrances des Amazighs contre la ségrégation et l’apartheid, et la répression, les arrestations et les assassinats, durant les cinq années qui ont consacrées de manière lacunaire l’amazighe comme langue officielle dans la constitution. Reconnaissance gelée sans raison, le recul de l’amazighe dans le secteur de l’enseignement et des médias et son exclusion des secteurs étatiques et sociaux. De même que l’adoption de projets stratégiques de l’Etat concernant plusieurs secteurs caractérisées par la ségrégation et le racisme contre l’amazighité et les Amazighs.

– Le recours de l’Etat marocain à la violence et à la force accrue contre les marches pacifiques des Amazighs dans différentes régions du Maroc, et la continuation d’attaques ciblées contre les militants amazighes par le biais des arrestations et des accusations, tout en fermant les yeux sur les attaques violentes contre le Mouvement Culturel Amazigh au sein des universités, qui ont abouti à l’assassinat du militant Omar Khaleq, « IZM », assassiné par les milices qui adoptent la violence le 23 janvier 2016 à l’université de Marrakech.

– La poursuite des autorités marocaines quant à la violation des droits relatifs aux associations en refusant de délivrer les dossiers de constitution des cadres amazighes, des reçus et des autorisations légales. Bien plus, l’Etat marocain ne reconnait pas les droits, ne serait-ce que symboliquement,  des amazighes, en premier lieu, la consécration du nouvel an amazighe comme fête nationale et officielle ; bien que les nouveaux ans de l’hégire et grégorien sont reconnus.

La poursuite de l’Etat marocain dans sa politique de spoliation des terres et la répression des manifestations pacifiques des enfants des tribus amazighes ainsi que leur arrestation, dans plusieurs villes durant les cinq années passées. De plus, l’Etat poursuit, de manière inédite, durant un demi siècle, à spolier les terres des tribus amazighes, arguant le prétexte de « délimitation forestière ». La spoliation des terres est estimée, entre 1995 et 2004, à 24 milles et 800 hectares annuellement. Il a accédé à 300 mille hectares annuellement entre 2005 et 2014. (Dix fois plus que les terres confisquées en faveur de la forêt par les colonisateurs français durant la période d’occupation). En même temps, l’Etat offre des milliers  d’hectares comme dons à ses proches qualifiés comme serviteurs de l’Etat.

En référence à ce qui précède, quant aux violations dont les Amazighs sont victimes de manière continue durant des décennies, qui furent objet de rapports détaillés de moult cadres amazighes et d’organisations internationales, nous adressons notre appel sincère à tous le Amazighs, de différents cadres, tribus et orientations, pour concrétiser l’union pour cet action militante de terrain dans cette période historique..

Contribution de l’A.M.Amazighe