Amizour – 571 hectares ont été ravagés par les feux de forêts en 2010

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Le maire était le premier à prendre la parole pou dire que « Les feux de forêts ravagent chaque année des tas d’hectares de notre commune. C’est pour cela que nous avons jugé utile d’organiser cette journée, pour justement faire face
à ce phénomène ou bien sensibiliser les gens contre ce genre d’incidents ». Après, c’était au tour du représentant des forêts de la wilaya, Mass Dergaoui, de faire un bilan. Il dira à cet effet « Le constat que l’on peut faire aujourd’hui, c’est que le patrimoine forestier est en dégradation, avec ces feux de forêts qui deviennent de plus en plus fréquents, surtout durant la période estivale. Cela
est dû en grande partie au climat chaud qui caractérise notre pays, mais le premier responsable de ces feux, c’est bien entendu l’homme.

Environs 28670 hectares ont été ravagées par les feux de forêts dont 571 recensés au niveau de la commune d’Amizour. C’est pour cela que l’Algérie est impliquée dans le processus mondial pour la lutte contre les feux de forêts. Le plan qui consiste à diminuer ce genre d’incidents de forêts est de procéder à l’aménagement des tronchets par-feux, l’assainissement et le débroussaillement des forêts et l’ouverture des pistes ».

Le concerné dira aussi que « les services de la Sonelgaz et de la SNTF doivent s’impliquer davantage et les comités des riverains sont les premiers à intervenir avant l’arrivée de la protection civile ». Pour le plan de prévention, M. Dergaoui énumère quelques points entre autres la création des postes de vigiles attachés à la direction des forêts, le système Radio pour aviser et la brigade mobile (Deux stations à El Kseur qui peuvent intervenir facilement. M. Benchibane de la protection civile d’Amizour prend la parole pour énumérer les raisons qui enclenchent souvent les feux de forêts, entre autres la malveillance de certains citoyens, décharges et jets de déchets non contrôlés, imprudence et phénomènes naturels. « Il faut dire qu’une seule unité d’intervention ne peut pas à elle
seule parcourir plus de 342 kilomètres », dira-t-il. L’intervenant dira que sur les deux daïras, d’Amizour et Barbacha, 260 hectares ont été brûlés.

A titre d’exemple, au niveau de la daïra d’Amizour, il y’avait 51 départs de feu, d’où 36 hectares ravagés. Le représentant de la gendarmerie d’Amizour est revenu quant à lui sur l’article 396 du code pénal qui parle des sanctions que peuvent encourir les responsables de ces incidents, allant de 10 à 20 ans de prison ferme (Pour les dégâts matériels) et une condamnation à perpétuité si les
feux déclenchés connaissent des victimes.