Anis Rahmani : « Le général Tewfik est derrière cette guerre contre Bouteflika »

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Toufik et Bouteflika
Toufik et Bouteflika

ALGERIE (TAMURT) – Le directeur général du groupe « Ennahar » vient de faire de graves et fracassantes révélations concernant les derniers événements en cours dans le pays, en affirmant, entre autres, que c’est le général Tewfik, qui serait, d’après lui, derrière les campagnes de déstabilisation en question. Sans le citer nommément, Anis Rahmani a toutefois utilisé un qualifiant par lequel le général en question est désigné depuis toujours à savoir : « Reb Edzair » (le dieu de l’Algérie).

Ainsi, Anis Rahmani vient de confirmer que la guerre des clans en perspective des élections présidentielles d’avril 2019 bat son plein au moment où tous les autres acteurs politiques nient qu’il y ait un quelconque malentendu sur la question préférant bien sûr mener cette guerre dans l’ombre. Comme tout le monde le sait, Anis Rahmani parle au nom de Said Bouteflika et du clan de ce dernier. S’il a osé faire cette sortie médiatique, en direct sur sa propre chaine de télévision, c’est qu’il a eu le feu vert voir l’ordre de la part de son parrain, Bouteflika, bien entendu. La question qui se pose bien évidemment, c’est pourquoi avoir choisi ce moment précis pour réagir à ce qui est qualifié de cabale par Anis Rahmani ?

Lors de cette interview, Anis Rahmani avait tout l’air de s’adresser à une ou plusieurs personnes bien déterminées. Il n’avait nullement l’air de parler aux téléspectateurs. C’est du moins l’image qu’il dégageait. Lors de cette intervention, Anis Rahmani est allé jusqu’à affirmer qu’il y a des parties qui font tout ce qui est dans leur possible pour qu’il y a ait un printemps arabe en Algérie. « Il n’y aura pas de printemps arabe en Algérie », a martelé Anis Rahmani à plusieurs reprises. Bien sûr, un directeur de journal n’a pas à faire ce genre de « serment » à moins qu’il ne soit le porte-parole d’un clan puissant. Et c’est ce qui semble être le cas. Ansi Rahmani a aussi indiqué que tous les gens qui s’agitent ces derniers temps pour s’opposer au cinquième mandat de Bouteflika roulent pour la même personne qui n’est autre que « Reb Dzair ». « Même Amir-DZ, qui anime la page facebook et qui s’est attaqué à moi et à plusieurs autres personnalités dont un ministre actuellement en exercice roule pour quelqu’un de très puissant. La preuve Amir-dz réside actuellement dans un quartier chic du douzième arrondissement de Paris. Comment un harrag (un sans papier) peut-il avoir un tel privilège s’il n’y avait pas derrière lui quelqu’un de très puissant », a ajouté Anis Rahmani.

Bien sûr ce dernier, lors de toute son intervention, n’a pas dit s’il était normal qu’un président reste à la tête du pays plus de dix-neuf ans et s’il était normal qu’un vieillard grabataire continue d’être président et compte même se présenter pour un cinquième mandat. Il s’agit là d’une autre paire de manche et d’une ligne rouge que personne ou presque n’ose franchir en Algérie.

Tarik Haddouche