Anissa Boumediène est fière d’être la femme d’un dictateur

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ALGÉRIE (Tamurt) – C’est une véritable nostalgique d’une époque dictatoriale, vraiment révolue,  qui s’est exprimée ce mercredi sur TSA. Il s’agit de Anissa Boumediène, veuve du « grand » dictateur Houari Boumediène. Cette dame, au lieu de présenter des excuses officielles et publiques, à la place de son mari, pour tout le mal qu’il avait fait aux algériens mais beaucoup plus au peuple kabyle, s’est évertuée à nous présenter ce personnage comme un véritable ange.

On aurait eu les larmes aux yeux en lisant les propos d’Anissa Boumediène, parlant de son époux, si on ne connaissait pas amplement Mohamed Boukharrouba (c’est le vrai nom de Boumediène). Anissa Boumediène aurait réussi à faire avaler la pilule si les « méfaits » de son époux et tous les abus dont il a été l’instigateur n’étaient pas du domaine public.

Etant pratiquement l’un de premiers présidents de l’Algérie indépendante, Boumediène a naturellement une grande responsabilité historique de la situation de désespoir total et de fragilité absolue que vit le pays actuellement. Les algériens ne font que récolter la tempête du vent semé par Boumediène dans les années 1960 et 1970.

On aurait bien compris qu’une femme (surtout quand elle reste fidèle à la mémoire de son époux) ne pouvait naturellement pas dire du mal de son mari, fût-il Houari Boumediène mais au moins, elle aurait pu se fourvoyer dans son mutisme au lieu de réveiller ainsi de vieux démons. Il suffit de citer les noms de Mohamed Khider et Krim Belkacem, sans faire aucun commentaire, pour avoir une idée de ce que fût Boumediène. Sans compter le fait qu’il avait fait de la lutte contre les kabyles, que nous sommes, et otre langue et culture, l’une de ses priorités absolues.

Dans un discours public, dont l’enregistrement audio-visuel existe, Boumediène n’avait pas hésité à traiter les kabyles de racistes. On ne s’étalera pas ici sur les frasques politiques de Houari Boumediène car il faudrait des centaines d’articles. Juste un mot. La veuve de Boumediène n’a pas hésité à traiter notre journal de « torchon » et nos rédacteurs de « journaleux ».Venant de la part de l’épouse d’un oppresseur de la trempe de Houari Boumediène,   honni par tous les kabyles et même par une partie des algériens conscients, de telles « injures », plutôt que de nous effleurer, nous honorent. Un dictature ne tolère dans « sa » presse que les louanges. On découvre que c’est aussi le cas de l’épouse d’un tyran.

Tahar Khellaf

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