Anissa Boumediène insulte le journal Tamurt

18
Anissa et Houari Boumediene

ALGERIE (Tamurt) – La veuve de Houari Boumediène, épouse de l’ancien dictateur et criminel algérien Mohamed Boukharouba, semble etre touchée dans son amour propre par un de nos articles qui a rappelé qu’elle a hérité de l’argent de son mari. Anissa Boumediène a réagi a travers un des journaux du régime d’Alger pour insulter notre journal Tamurt. »Le journal électronique auquel vous faites allusion est Tamurt, organe de presse du GPK de Ferhat Mehenni qui revendique l’indépendance de la Kabylie et qui a proféré d’odieuses calomnies à l’encontre du président Boumediene en prétendant qu’il “possédait une fortune qu’on ne peut estimer” et qu’il avait “au moins deux comptes à l’étranger dont un dans une banque juive à New-York”, déclare Anissa Boumediène.

D’abord, le journal Tamurt n’appartient ni au GPK, ni à Ferhat Mehenni. C’est un journal indépendant, au sens kabyle et non algérien du terme. Il appartient à des militants independantistes kabyles, n’en deplaisent à certains nostalgiques du criminel Boumediène. Anissa Boumediène lache, dès le début de l’interview, son fiel contre le journal Tamurt:  « Je cite fidèlement les propos de ce torchon qui, non content de traiter mon mari de voleur, me calomnie en prétendant que j’ai “hérité de cette fortune” et que “j’ai des biens immobiliers dans le monde entier”. Honte à ces journaleux. Le président Boumediene n’a jamais possédé de maison, ni de terrain, que ce soit en Algérie ou ailleurs. Il ne m’a rien laissé et je n’ai aucun bien immobilier en Algérie ou ailleurs ». ajouta Anissa Boumedien qui n’a rien trouvé à déclarer d’autres que de proférer des insultes à l’égard de notre journal. Elle balaie ainsi d’un revers de la main les graves accusations qui pèsent sur l’homme de confiance de son défunt mari, Messaoud Zeghar et les douteuses transactions de ce dernier auprès des banques aux USA. Elle oublie, sans doute, qu’il sagit de l’argent du peuple algérien dont la Kabylie a malheureusement beaucoup contribué surtout quand on sait que la wilaya 3 est la seule à avoir remis, via le colonel Mohand Oulhadj, un trésor de guerre de l’ordre de 4 millions de francs et des lingots d’or. Q’en est-il de ce trésor? Serait-il déposé par votre mari dans les banques américaines? Pour qui profite t-il aujourd’ui ? La Kabylie a le droit de savoir, n’est-ce pas pas Madame Boumediène? Vous voyez la dictature aussi bestiale soit-elle ne dure qu’un temps. Maintenant place à la vérité historique. Cette dernière est impitoyable, elle rattrape tous les dictateurs. Ne dit-on pas que l’Histoire est plus intelligente que les hommes?

Boumediène n’a pas été seulement qualifié de voleur, mais pire. C’est un criminel et chef d’organisation mafieuse. Anissa Boumediene ne semble pas inquiétée par ces accusations. Elle sait très bien que son mari dictateur était derrière l’assassinat du colonel Chaabani, de Khider, de Krim Belkacem, pour ne citer que ceux-là. Elle a même osé comparer son défunt mari à De Gaulle ! Ce dernier a libéré la France alors que Boumediène a confisqué l’indépendance des Algériens en massacrant des milliers d’Algériens en 1962 pour renverser le GPRA et usurper le pouvoir.

Anissa Boumediène doit répondre à Tarik Khider qui vient, lui aussi, d’éditer un livre sur la manière dont Boumediène a assassiné son père, Mohamed Khider, à Madrid. Elle doit répondre aux accusations de Hocine Aït Ahmed qui a donné des détails sur l’assassinat de Krim Belkacem en Allemagne. La bourgeoise Anissa Boumediène, qui vit dans des châteaux à Paris, doit répondre à la famille du colonel Chaabani. L’accusation de détenir des comptes à New York est très minime devant les crimes de son mari. Anissa Boumediène, pour justifier sa fortune, a fait tout un travail d’ethnologie voir même d’archéologie pour remonter aux siècles derniers et nous faire croire que sa richesse vient de ses ancêtres. Elle doit surtout répondre aux centaines de veuves kabyles qui ont vu leurs maris, au nom de la démocratie, affronter dans le sang l’armée de Boumediène dont l’acharnement était supérieur aux tirailleurs sénégalais du temps des Français.

Anissa Boumediène doit aussi au moins répondre au livre de Béssaoud Mohamed Arav, « Heureux les Martyrs qui n’ont rien vu ». Les insultes contre le journal Tamurt confirment qu’Anissa Boumedien n’a aucun argument à avancer et surtout elle a peur de voir sa fortune étalée dans la presse. Un journaliste de Tamurt est chargé de mener des investigations approfondies et de publier un livre sur les biens et les crimes de Boukharouba. Le travail est entamé.

Ravah Amokrane