Pour un apaisement de la situation

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CHRONIQUE (Tamurt) – Depuis la mise sur la place publique des problèmes que traversent actuellement le MAK et le GPK j’ai essayé, avec d’autres, de prôner l’apaisement le débat pour aboutir à une solution satisfaisante pour tous et toutes et au-delà pour l’avenir de la KABYLIE que nous chérissons tous et toutes.

Personnellement, j’ai fait des propositions en interne dans le détail de façon à faire l’état des lieux et par la suite, envisager des solutions pérennes en vue d’un meilleur fonctionnement général. Je suis convaincue que cette situation difficile et pénible n’est que le résultat de dysfonctionnements auxquels on peut remédier en mettant tranquillement tout sur la table. De façon générale, ce n’est pas une question de « personnes», de problèmes entre des personnes mais de fonctionnement! Il peut exister des problèmes entre les militants, entre des responsables et des militants, et entre des responsables mais cela peut toujours se régler à travers un débat franc et respectueux. Contrairement à ce qui est dit ça et là, ce qui se passe en ce moment n’est pas une question de problèmes personnels entre les deux présidents mais d’appréciation au niveau du projet.

En parlant de projet, l’appréciation de l’un et l’autre n’est pas fondamentalement opposée sur le fond. Par exemple, lors de la tenue du pré congrès en France Europe auquel j’ai participé et dont je peux parler, il me semble qu’après des débats nous étions tous d’accord sur le principe de l’AUTODETERMINATION dont on connaît la définition et qui est stratégiquement en raison de la situation politique en Algérie, une dictature ennemie de la Kabylie la meilleure façon de procéder pour rassembler. Ce qui me semble être aujourd’hui le nœud du problème, c’est la tactique à employer pour faire avancer l’objectif de l’INDEPENDANCE de la Kabylie, un principe auquel nous sommes très nombreux à adhérer du moins au niveau des militants et des sympathisants du MAK GPK et dont il faut continuer à déployer tous les moyens notamment sur le terrain par un travail, une organisation par des projets concrets à mettre en application de façon à arriver à convaincre une majorité des kabyles où qu’ils vivent . Bien sûr la démocratie exige de chercher à convaincre par des arguments et à accepter de composer avec les avis différents.

Nous avons un homme politique , Monsieur Ferhat Mhenni ainsi que j’aime à le répéter qui a engagé sa vie dans la lutte, le combat pour une Kabylie libre , nous avons un homme de terrain comme il aime à se définir, Monsieur Bouaziz Ait Chebib qui est sur le terrain en Kabylie , lui aussi a sacrifié sa vie pour la Kabylie qui travaillent tous les deux avec le soutien des militants et des kabyles en général qui sont unanimes dans le constat chaque jour des méfaits de ce pouvoir corrompu et totalitaire à l’égard de notre Kabylie, dont il n’a qu’un objectif faire disparaître notre langue et notre culture, nos valeurs de laïcité de solidarité, d’organisation démocratique, mettre un frein au développement économique alors que nous avons les hommes et femmes politiques , les entrepreneurs, les enseignants, les médecins … ; des hommes et des femmes qui sont prêts à s’investir à bras le corps pour assurer la prospérité et le développement de la Kabylie dans tous les aspects comme l’ont fait de tout temps nos ancêtres. Donc posons nous tous et toutes cette question : Pourquoi continuer à vivre sous la botte d’un pouvoir dictatorial ennemi éternel de la Kabylie alors que nous pouvons faire beaucoup mieux par nous mêmes?

Tanemirt afus deg ufus ad as nekkes znad i umenhus

Tadukkli kan s wul zeddigen am aman

Sakina Ait Ahmed