Apologie du terrorisme via les chaînes privées

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ALGERIE (Tamurt) – Le dérapage itératif et continuel des chaînes de télévision privées algériennes faisant l’apologie du terrorisme et la banalisation à outrance des scènes de violence ont fait sortir le ministre algérien de la communication, Hamid Grine, de son long mutisme.

Toutefois, ce rappel à l’ordre, se voulant de tailler les croupières aux nouveaux canaux de télévision privés n’est qu’un coup médiatique basé sur l’esbroufe, car bon nombre de ces chaînes de télévision, dites privées, comme Ennahar TV, Echorouk TV, Hogar TV, Dzair TV… obéissent à un agenda dicté par le pouvoir central d’Alger. Ce sursaut d’orgueil des autorités algériennes tentant de reprendre du poil de la bête n’est en réalité qu’un écran de fumée. Sinon comment expliquer que depuis le lancement de ces médias lourds, l’autorité de régulation n’a pas daigné de sommer les directeurs desdites chaînes de télévision à mettre de l’ordre dans leurs grilles de programmes, truffées d’émissions où l’intégrisme coule à flot.

Les artefacts du visage médiatique algérien sont taillés selon les directives tacites d’un gouvernement accoutumé à s’aligner avec les mouvances islamistes qui fleurissement comme des champignons. Les appels au meurtre de certaines personnalités telles que l’écrivain algérien Kamel Daoud, de fait orchestré par le prédicateur Abdelfattah Hamadache, sont fréquents ces derniers temps. Des pamphlets pleins de vitriol ornent les pages de certains quotidiens, hissés par la grâce du pouvoir d’Alger au rang de médias lourds, et ce, en créant des chaînes de télévision sur taille. Ces tubes cathodiques servent de vitrine pour les promoteurs de l’intégrisme en procédant au prêchi-prêcha à foison.

Les griefs retenus contre lesdites chaînes de télévision sont, selon les dires du ministre algérien de la Communication, relatifs au fait que la violence et l’intolérance couvent les grilles de leurs programmes. Le hic est que ce comportement invétéré n’est pas né de la dernière pluie, car la société algérienne est réputée selon certains sociologues comme étant violente et intolérante. Un constat amer que le gouvernement algérien tente de voiler en faisant le panégyrique du citoyen algérien, omettant que les racines du mal sont irriguées par un système éducatif désuet et anachronique, la relégation de l’intellectuel au rang de l’hérétique, et en contrepartie, le religieux devient une référence incontestable.

Autant de maux qui rongent la société algérienne ayant accouché de pires monstres comme les Hattab, Hamadache, Ali Banhadj, Mokhtat Benmokhtar… Le régime despotique algérien se couvre d’ignominie en bâtissant sa politique sur la terreur et la corruption. Et pour boucler la boucle, l’intégrisme est brandi comme un argument pour maintenir leur suprématie plus longtemps.

Amnay

 

 

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