Après avoir raté sa visite en Kabylie – Sellal en disgrâce

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Quand sa bouillonne au sommet, tous les sacrifices sont possibles. En Algérie, toutes les manœuvres du régime central d’Alger sont orientées vraisemblablement droit vers les prochaines élections présidentielles. Aiguisée depuis la convalescence de Bouteflika, l’appétit des opportunistes du système à la recherche d’une légitimité populaire, ne connait aucune limite. Le premier ministre Abdelmalek Sellal se voyait il y a quelques semaines, dans le fauteuil du président en promettant monts et merveilles aux chômeurs du Sud et à tous ceux qui essayent de se révolter pour demander de meilleurs conditions de vie.

Il a d’ailleurs, décidé de laisser des milliards de dinars là où il est passé pour essayer d’acheter des voix pour sa future candidature. Une candidature dont lui même , n’y croit plus maintenant après le retour de Bouteflika qui lui aurait intimé l’ordre de ne plus donner à ses sorties un cachet présidentiel.

Depuis sa dernière sortie à Tizi-Ouzou, le premier ministre passe presque inaperçu lors des déplacements qu’il effectue dans les wilayas. Il se comporte comme les autres membres du gouvernement contrairement à la période de l’absence de Bouteflika où il utilisait les moyens de la présidence comme un chef d’Etat avant l’heure.

Or, ces dernières temps, ses sorties ne sont, en somme, pas trop médiatisées même par les médias officiels. Il n’a pas aussi osé sortir le chéquier pour arroser les populations de milliards de dinars. A Tiaret la semaine dernière où il est revenu déçu étant donné que ses prérogatives ont été réduites presque à néant, en lui occultant l’inauguration des projets de grande envergure.

Sellal a été stoppé dans son ascension qui allait le mener droit vers le palais d’El Mouradia. En convalescence, Bouteflika lui a bloqué tout ce qui peut lui servir de précampagne pour les prochaines élections présidentielles. L’échec de la visite de Sellal à Tizi-Ouzou lui a couté cher. Bouteflika n’aurait pas apprécié les décisions prises par le premier ministre lors de sa venue en Kabylie.

Farid. D

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