Après le départ de Ould Khelifa et Sellal : Les kabyles écartés du pouvoir

41
Ould Khelifa et Sellal

ALGÉRIE (Tamurt) – Le clan fort du pouvoir algérien, en ce moment, est-il en train de faire une véritable purge contre les kabyles ? Tout porte à le croire car les nouveaux nommés aux hautes fonctions de l’Etat algérien ces derniers jours ne sont pas des kabyles contrairement à leurs prédécesseurs.

Ainsi, le remplaçant du kabyle Larbi Ould Khelifa, à la présidence de l’Assemblée populaire nationale, Said Bouhadja, est de l’Est algérien (Skikda). De son côté, le nouveau premier ministre, désigné ce mercredi 24 mai, qui remplace le kabyle Abdelmalek Sellal, à savoir : Abdelmadjid Tebboune, est issu de la wilaya d’El Bayedh. Dans un souci d’équilibre régional, de nombreux postes de responsabilité au niveau le plus haut de l’Etat algérien étaient confiés à des kabyles.

Mais, depuis quelques temps, on assiste à une exclusion systématique de tous les kabyles. Avant Sellal et Ould Khelifa, le kabyle Mohamed Mediene (plus connu sous le pseudonyme du Général Tewfik) a été aussi remplacé par Athmane Tartag (originaire de Sétif) à la tête du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS). Actuellement,  aucun poste de responsabilité en Algérie n’est désormais occupé par un kabyle. Le président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci est un Tlemceneen alors que le Chef d’Etat-major de l’ANP et vice-ministre de la Défense algérien,  Ahmed Gaid Salah, est originaire de Batna. Le président du Conseil de la Nation (Sénat), Abdelkader Bensalah, est, quant à lui, issu de la wilaya de Tlemcen.

Tahar Khellaf