Après des années de retrait : Le romancier Amar Mezdad sort de son silence

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Amar Mezdad
Amar Mezdad

CULTURE (Tamurt) –  Le grand écrivain kabyle, auteur de romans, de recueils de nouvelles et de recueils de poésie, Amar Mezdad, vient de sortir d’un silence qui a duré plusieurs années. Amar Mezdad, qui est resté dans l’ombre pendant plus de vingt ans, commence enfin à s’exprimer publiquement notamment dans les médias et à animer des conférences, au grand bonheur de ses dizaines de milliers de lecteurs mais aussi de tous les férus de la langue, de la culture et surtout de la littérature amazighe dont est l’un des piliers pour ne pas dire le pilier.

Son silence n’a que trop duré mais Amar Mezdad a sans doute ses raisons l’ayant poussé à se consacrer entièrement et avec persévérance à l’écriture romanesque car c’est d’abord et avant tout de cela que la langue kabyle a vraiment besoin.

Amar Mezdad vient, en effet, d’accorder un long entretien, en deux parties, à un quotidien francophone après avoir animé des conférences notamment au département de langue et culture amazighe de l’université Colonel Mohand Oulhadj de Bouira. Amar Mezdad ne s’arrête pas là puisqu’il a rendu public, ce mardi, un message à l’adresse de tous les kabyles, largement partagé sur les réseaux sociaux.

Amar Mezdad souligne que dans cette période cruciale où nous sommes plongés, où tout semble enchevêtré, miné, il faut (re)donner aux jeunes des mots qui les chérissent, qui les valorisent et mettre entre parenthèses le culte du (des) martyr(s) : « le jeune est d’abord l’enfant de ses parents, ce n’est pas de la chair à canon, derrière chaque jeune, il y a un père, une mère, une famille qui l’attendront toujours ! Il faut leur donner des repères, des sujets de fierté ! Il faut mettre en exergue des personnalités auxquelles ils pourront s’identifier ! Il faut bannir la sinistrose du discours ambiant. Ce travail de reconstruction sera long, lent mais il reste encore possible ! ». Amar Mezdad, pour rappel, est l’auteur des romans en kabyle : « Yiwen was deg tefsut », « Tettilid ur dkeccem », « Ass-nni », « Tagrest Urghu » et « Id d wass ».

Tahar Khellaf