Après la parution d’une interview avec un détenu, dans un journal arabophone – Le directeur de la prison de Serkadji demis de ses fonctions

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Une interview réalisée par des journalistes avec l’ancien milliardaire algérien, Abderahmane Achour, qui croupit en prison depuis des mois, pour plusieurs affaires de détournement de l’argent public, a provoqué le limogeage du directeur général de la maison d’arrêt de Serkadji, à Alger . Ce dernier a autorisé des journalistes et des photographes de la presse a faire des reportages sur les conditions de détention au sein de cet établissement pénitencier mais, sans se rendre compte, sans doute, des journalistes du quotidien arabophone Echourouk ont profité de cette occasion pour approcher l’homme d’affaire Achour Abderahmane qui s’est livrer sans détour, à la presse en brandissant plusieurs menaces à l’encontre de nombreux hauts responsables du pays qu’il accuse de l’avoir trahi en le jetant en prison pour fuir des responsabilités très lourdes dans le dossier de son affaire. Il a déclaré dans cet interview qu’il est innocent dans le scandale de l’affaire de la BNA, à savoir la dilapidation de plus de 20 milliards de dinars. Abderahmane Achour est condamné en 2012, à 18 ans de prison ferme. Lors de son procès il avait insisté sur l’implication plusieurs hauts responsables de l’Etat; des ministres et des généraux qui n’ont même pas été entendus comme témoins. L’ interview accordée par ce détenu au quotidien en question, a mis en colère le ministre de la justice qui n’a pas tardé à limoger le directeur de la prison de Serkadji . Les limogeages se succèdent ces derniers jours où chaque haut responsable essaye de sacrifier un de ses collaborateurs pour garder sa place.
Farid Derdar