Après le scandale de la chaine 4 de la télévision d’expression Amazigh, chantages sexuels pour les recrutements à la « Dépêche de Kabylie »

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SOCIÉTÉ (Tamurt) – « La Dépêche de Kabylie » est devenu hélas un support de propagande locale mais également un lieu hideux pour ce que subissent des jeunes filles à la recherche d’un emploi.
Des témoignages accablent avec une grande fermeté le chef de bureau de ce quotidien à Tizi-Wezzu, Djaffar Chilab, qui use de son pouvoir de petit responsable afin de pratiquer des chantages sexuels sur de malheureuses jeunes filles venues pour être engagées comme pigistes.

Une d’entre elles, qui a préféré témoigner sous le couvert de l’anonymat, ne cache pas sa désolation après avoir été victime d’un chantage orchestré par le chef de bureau. « Cet homme est dangereux », nous-a-t-elle révélé, toute déterminée à aller jusqu’au bout pour incriminer ce responsable journaliste indigne. D’après les dires d’autres filles qui ont contacté notre rédaction, le responsable mis en cause convoite des étudiantes de l’université de Tizi-Ouzou qu’il retient jusqu’à des heures tardives à la rédaction sous prétexte qu’elles sont obligées d’assister au bouclage, mais l’objectif de cet énergumène n’est pas lié à un impératif professionnel, mais plutôt à une mauvaise intention afin d’abuser de la naïveté de ces jeunes filles.

Elles ont souvent fini par fuir ce journal sans toutefois avoir eu malheureusement le courage de porter l’affaire devant la justice par peur de représailles et de la réaction de leurs parents. Elles ont décidé tout de même de saisir les organisations nationales et internationales de défense des droits de la femme pour que ce genre de comportements ne se répète plus dans le recrutement de la gente féminine. « Il m’appelle souvent la nuit en usant d’un langage vulgaire comme un animal, ce responsable est un diable. Il est capable du pire et agit sans aucune honte ni scrupule et il va le payer tôt au tard », dénonce-t-elle tout en nous faisant écouter un enregistrement sur son téléphone portable.

Cette histoire est semblable à celle qui a éclaboussé la télévision amazighe, chaîne 4, suite à la condamnation de son ex-directeur, Saïd Lamrani qui a été dénoncé en plein procès par ses nombreuses victimes.
Cet énergumène est un ami intime d’Amara Benyounès, propriétaire du journal, chargés ensemble avec leurs acolytes de salir l’honneur de la Kabylie.

Radia.M