Après l’échec d’El Hadi Ould Ali, les sous préfets chargés de mater le MAK

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Le préfet  de Tizi-Ouzou et  le ministre El Hadi Ould Ali on essuyé un échec cuisant, voire humiliant, dans leurs tentatives de briser l’élan du MAK en Kabylie. Les deux chargés de missions n’ont pu rien faire. Au contraire, toutes leurs tentatives de perturber quelque peu le MAK n’ont fait que renforcer la crédibilité de ce mouvement souverainiste.

Ainsi, les sous préfets (chefs de daïra) sont chargés de « lutter » contre les militants du MAK au niveau de toutes les localités de kabylie. Une campagne féroce est menée contre les cadres et les militants actifs de ce mouvement. Si à Larvaa Nath Irathen, les services de sécurité ont interdit un meeting, à Melbou, ce sont des cadres du MAK, dont le président du conseil national,qui sont arrêtés. Un vent de révolte et de colère souffle en Kabylie. Le pouvoir semble attiser le feu et veut embraser la région.

Lucides, les responsables du MAK  sont restés sages comme d’habitude. Ils ont tout fait pour calmer les esprits, mais les relais du régime en place semblent déterminés à mener la guerre aux kabyles. La nouvelle méthode du régime sera vouée à l’échec tel que la mission confiée à El Hadi Ould Ali. L’arrestation et l’interdiction des manifestations pacifiques aux militants du MAK ne suffiront jamais pour faire abdiquer le peuple kabyle.

En plus de toutes ses intimidations, le régime essaye, par tous les moyens, d’actionner certains militants du RCD et du FFS contre le MAK, mais là aussi l’échec est plus cuisant. Les militants sincères de ces deux formations politiques kabyles, même si ils ne partagent pas le combat du MAK,  affirment, en majorité, que le MAK a amplement le droit d’activer et de mener son combat du point de vu légal et surtout de celui démocratique. La maturité politique en Kabylie prévaut et la manipulation semble plus compliquée cette fois pour le régime.

Lounès B