Après l’enlèvement de trois européens d’un camp de réfugiés sahraouis à Tinfdouf : Turbulences entre Alger et Bamako

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ALGÉRIE (Tamurt) – Le tout nouveau Commandement des états-majors opérationnels et de coordination (Cemoc), créé par les armées du Mali, de l’Algérie, du Niger et de la Mauritanie pour lutter contre AQMI, et dont le siège est à Tamanrasset, semble inopérant. Des deux côtés – algérien et malien- la méfiance est totale. A l’origine de cette inertie le commerce juteux des enlèvements suivis de demandes de rançons. Des responsables militaires de plusieurs pays seraient tentés par ce gain facile.

Si pour les maliens et les espagnoles l’Algérie à une grande part de responsabilité dans ce Rapt comme le stipule la déclaration de la Ministre espagnole des Affaires Étrangères, Madame Jiménez, vu que le Kidnapping a eu lieu sur le territoire algérien, ce qui sous entend une quelconque complicité des autorités militaires algériennes, pour l’Algérie c’est la passivité du Mali devant la lutte contre AQMI qui a rendu ce Kidnapping possible. Une passivité, qui, selon les algériens, est due à la fin du mandat du président malien; Comme la constitution malienne ne permet pas plus de deux mandats et que l’actuel président est à la fin de son deuxième mandat, il pousse au pourrissement au nord du Mali pour décréter la région en zone de guerre et subordonner l’échéance électorale au retour au calme.

Rappelons que le gouvernement malien a, de son coté, réagi, le 24 octobre 2011, de manière prompte démentant une déclaration d’Alger, relayée par la direction du polisario, selon laquelle les ravisseurs et leurs otages seraient au Mali entre les mains des terroristes de l’AQMI.

En attendant que la lumière sur ces Kidnappings soit faite, les terroristes d’AQMI continuent à semer la terreur parmi une population qui vit dans des conditions extrêmement dures à cause de la sécheresse que connait cette région.