Après les menaces d’Ouyahia et consorts : Assaut contre les militants du MAK

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ALGERIE (Tamurt) – Après les menaces d’Ouyahia et consorts, proférées à maintes reprises contre le Mouvements pour l’autodétermination de la Kabylie, le pouvoir algérien vient de passer à l’action en réprimant sauvagement les militants du Mouvement, qui ne faisaient que commémorer pacifiquement le quinzième anniversaire de la marche du 14 juin 20O1.

Le pouvoir algérien n’a pas hésité à actionner ses services dit de sécurité contre des militants rassemblés dans la soirée de mardi à mercredi à Larbâa Nath Irathen pour exprimer leur fidélité au sacrifice suprême des martyrs de 2001 en Kabylie. Dans d’autres localités de la Kabylie également, des actions similaires ont été initiées par le MAK dans la même soirée ; subitement, l’assaut a été donné et le sit-in de Larbâa Nath Irathen a été empêché de force à coups de bombes lacrymogènes alors que des militants pugnaces du Mouvement, ne voulant pas se laisser intimider par cette violence, ont été tout simplement embarqués vers les commissariats de la région. C’est la goutte qui a fait déborder le vase.

Les émeutes ne prirent fin qu’après la libération des militants du MAK. Le pouvoir algérien, en agissant de la sorte, ne surprend guère. Au moment où il déroule le tapis rouge aux criminels des groupes terroristes, il s’en prend à des militants pacifiques de la modernité et de l’émancipation. Le pouvoir algérien reste fidèle à sa logique. Depuis l’indépendance en 1962, le même pouvoir a d’abord réprimé dans le sang les anciens du front des forces socialistes qui se sont élevés contre la dictature de Ben Bella puis contre les militants de l’académie berbère créée par Bessaoud Mohand Arab et ses compagnons.

Ensuite, l’acharnement a touché les militants du Mouvement culturel berbère après 1980 pour aboutir aux massacres de 2001. Le pouvoir reste donc en harmonie avec sa façon d’agir depuis qu’il a pris les rênes de la l’Algérie. Le salut pour la Kabylie peut-il encore provenir de gouvernants qui ne cessent de réprimer ses enfants quand il ne les assassine pas ?

Tahar Khellaf     

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