Après plus de deux ans de détention arbitraire : Le Dr Kamaleddine FEKHAR et Kacem SOUFGHALEM seront libérés le 15 juillet

1
Fekhar et Soufghalem

COMMUNIQUE (Tamurt) – À la demande du Docteur Kameleddine FEKHAR et son codétenu Kacem SOUFEGHALEM, le tribunal criminel de Médéa à siégé ce jeudi 06 juillet et accepté la confusion de peines de ces détenus et choisi la peine la plus lourde, celle de 2 ans de prison ferme. Ils seront, donc, libérés le 15 juillet 2017, d’après l’avocat des détenus d’opinion mzabs Me Salah DABOUZ.

Les deux détenus ont été arrêtés le 09 juillet 2015 et ont passé une semaine dans les cellules du commissariat de police de Taghardayt (Ghardaïa). Cette semaine de détention n’a pas été prise en compte par le juge qui s’est basé sur la décision du juge d’instruction qui a ordonné leur détention provisoire le 15 juillet 2015. Rappelons que le Dr FEKHAR a été condamné trois fois dans trois procès différents. Il a été condamné une première fois, le 26 octobre 2015, à une année de prison ferme, une deuxième fois, le 24 mai 2017, à 5 ans de prison dont 18 mois fermes et une troisième fois, le 29 mai 2017, à 5 ans de prison dont 2 ans fermes. Quant à Kacem Soufghalem, il a été condamné une première fois, le 26 octobre 2015,  à 6 mois de prison ferme et une deuxième fois, le 29 mai 2017,  à 5 ans de prison dont 2 ans fermes. Un autre groupe de détenus dont M. Balhadj BELADDIS, un vieux de 74 ans, a été gracié le 5 juillet 2017 après avoir passé de longs mois en prison.

D’autre part, un agent de l’administration pénitentiaire de Berouaguia a déclaré aux parents des détenus que les mozabites détenus, supposés bénéficier du décret présidentiel, signé le 4 juillet 2017, stipulant la grâce présidentielle, ne sont pas concernés car condamnés pour des affaires liées au terrorisme. Il semblerait que ce fonctionnaire ait jugé une seconde fois lesdits détenus, émettant d’autres dispositions que celles rendues par le tribunal criminel de Médéa. Il faudrait savoir que d’autres détenus, concernés par des affaires similaires, jugés de la même manière au tribunal criminel de Ghardaïa, ont bénéficié de la grâce présidentielle et ont retrouvé leur liberté le 5 juillet. Des dizaines d’autres mzabs croupissent toujours dans les prisons algériennes.

Gloire aux martyrs mzabs, et liberté pour tous les détenus mzabs et pour tous les détenus d’opinion à travers le monde.

Président d’Izmulen
Mohammed Dabouz