APW de Tizi-Ouzou : Séminaire sur la dynamique de développement à enclencher à Tizi-Ouzou

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Notons d’emblée que le coup de starter de cette rencontre à laquelle ont pris part des représentants de la communauté algérienne de France, les associations et les compétences de la wilaya de Tizi-Ouzou (Tizi-Ouzou) a été par l’observation d’une minute de silence en guise de solidarité avec le mouvement de grève auquel ont appelé ses initiateurs pour protester contre le récent enlèvement de Mourad Bilek et Ali Hammour par « des terroristes ».

L’imputation de ces deux actes criminels à des terroristes émane de M. Saâdi Hadibi, premier vice-président de l’APW lequel a d’ailleurs dirigé les travaux.

Concernant l’objectif recherché à travers ce rendez-vous, comme le titre l’indique, il s’agit de trouver des solutions pratiques pour sortir la wilaya de Tizi-Ouzou du marasme économique et social dans lequel elle se débat depuis fort longtemps déjà. Dans cette dynamique justement, l’APW de Tizi-Ouzou a pensé créer une synergie par une conjugaison du savoir-faire du citoyen kabyle, originaire de la wilaya de Tizi-Ouzou, activant en France et celles d’ici, c’est-à-dire de Tizi-Ouzou. Le partenariat est appelé à se faire dans tous les domaines de créativité. De l’outil matériellement économique jusqu’à l’élément abstrait de nature culturelle en passant par les sciences médicales et éducatives. Même des compétences en matière de la science médico-psychanalytique exerçant leurs talents outre-mer ont pris part à cette rencontre et ont déclaré qu’elles étaient prêtes à apporter leur savoir-faire pour aider les citoyens de la wilaya de Tizi-Ouzou. D’ailleurs, la plupart des émigrés ayant pris part à ce séminaire ont avoué bénéficier déjà d’une expérience dans la mission pour laquelle ils ont été sollicités et reconnu en avoir tiré des dividendes positifs. Ces expériences en question ont trait surtout à la science mchitecture urbanistique.

En ce qui le concerne, le président de la première institution élue de Tizi-Ouzou, M. Mahfoud Bellabas, a laissé entendre à travers sa longue allocution que « cette rencontre a pour objectifs de sensibiliser les acteurs d’ici et de là-bas au co-développement, et leur donner l’occasion de construire ensemble des projets communs ; élaborer un état des lieux des projets initiés dans la wilaya avec les membres de notre communauté vivant à l’étranger ; faire émerger de nouvelles initiatives en faveur du développement local et encourager la mise en œuvre de partenariat entre différents acteurs ; faire participer le plus possible d’opérateurs économiques résidant à l’étranger dans la réalisation des projets de la wilaya ; renforcer et consolider l’expérience de l’APW avec les associations dans les différents secteurs d’activité ; sensibiliser aux actions d’aide au développement solidairement menées entre les acteurs économiques, opérant à l’intérieur de notre wilaya, et les membres de la communauté kabyle vivant en France ; présenter les projets actuellement en cours ; susciter des échanges entre les acteurs français d’origine algérienne et les acteurs nationaux et exploiter des thématiques (jeunesse, insertion par le travail, tourisme, solidarité, etc.) afin d’envisager des perspectives de projets en commun ».
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L’orateur, prolixe comme d’habitude, a affirmé que cette première rencontre – organisée en l’honneur des associations et des compétences issues de la communauté nationale, originaire de la wilaya de Tizi-Ouzou (Tizi-Ouzou) – a pour objet d’informer ces derniers de l’état du développement de notre région, d’être à l’écoute de leurs attentes, de recueillir leurs suggestions et d’accompagner au mieux leur participation aux efforts du développement local et durable ». Le second volet du long discours du président de l’APW sera axé sur l’histoire de l’émigration de la région de Tizi-Ouzou qui, selon lui, remonte à I906. « (…) L’attention que porte la wilaya à sa communauté, poursuit M. Mahfoud Bellabas, est justifiée par le souhait de tirer profit des compétences algériennes établies à l’étranger dans les domaines de la recherche scientifique, de l’expertise et des découvertes technologiques ainsi que l’investissement financier dans divers secteurs. Cet événement sera un moment de réflexion pour renforcer les réseaux de liens par le jumelage entre associations, universitaires, industriels mais aussi un moment de découverte culturelle et festive. (…) ». « Ensemble pour une Kabylie prospère ! », termine l’orateur son discours.

Avant de clore notre article, nous devons relever que dans les coulisses, nombreuses sont les langues à déclarer que les problèmes que connaît la Kabylie en général et Tizi-Ouzou en particulier ont pour origine le politique et, par conséquent, les solutions ne peuvent être que politiques. Nos interlocuteurs qui ont préféré garder l’anonymat, ont mis en avant leurs convictions que ce n’est ni la finance, ni le savoir-faire et ni la volonté qui font défaut dans la wilaya de Tizi-Ouzou (Tizi-Ouzou). En clair, ce sont les hauts dirigeants du pays, notamment ceux agissant dans l’ombre, qui veulent à tout prix maintenir la Kabylie dans l’inertie économique, et ce, pour des raisons qu’un esprit sain ne peut comprendre. Autrement dit, la solution recherchée ne réside pas dans l’organisation de séminaires ou de journées thématiques, mais dans le fait de pouvoir agir dans le sens souhaité par celles et ceux qui aiment cette Kabylie, patrie poursuivie par la hargne depuis la nuit des temps.