Arezki Bakir : « Nous laissons les demandes de  »repentance » à ceux qui n’ont pas fait la guerre »

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DIASPORA (Tamurt) – Ces victimes étaient majoritairement les ainés de la communauté des émigrés Kabyles qui s’étaient massivement mobilisés pour protester contre l’instauration d’un couvre feu discriminatoire et humiliant.

Les émigrés kabyles ont constitué, en France, la base d’appui politique et matérielle essentielle du combat contre le colonialisme. Outre leur engagement patriotique pour la conquête de la souveraineté, la revendication de leur identité de kabyles a été un puissant ressort de mobilisation en faveur d’une société démocratique et plurielle dans laquelle ils espéraient une intégration de leur culture et de leur langue séculaires.

Arezki Bakir, ancien président de l’ASKAF (Association des Kabyles de France) et tout nouvellement appelé en tant que responsable du Haut Conseil de la Diaspora Kabyle (HCDK) au sein de l’G.P.K., travaille pour l’autonomie de la Kabylie, est membre de ce collectif. Il répond à nos questions:

Tamurt.info : Monsieur Bakir, avant de parler de l’évènement organisé par le collectif « Les Kabyles de France commémorent le 17 octobre 1961 », nous souhaitons revenir sur le Haut Conseil de la Diaspora Kabyle (HCDK), créé par l’G.P.K. le 15 Aout 2010 et dont vous avez été nommé le président. Pouvez vous nous expliquer le rôle de ce HCDK ?

Arezqi Bakir : Le rôle de cette structure est de sensibiliser et d’informer la diaspora kabyle des enjeux qui concernent leur région d’origine. Beaucoup de kabyles ne s’intéressent que peu, ou de loin, à la chose politique ce qui les empêchent de réellement comprendre notre action. Rendre visible les communautés kabyles établies à l’étranger et les faire participer aux débats politiques permettra à ces Kabyles de mieux s’identifier à notre cause et de mieux la comprendre.

Comme les Kabyles de Kabylie, les Kabyles de la diaspora sont victimes de la désinformation. Les médias et les intellectuels en vue insistent beaucoup sur la menace que font peser les autonomistes sur l’unité nationale, provoquant chez certains kabyles un malaise, voire une véritable culpabilisation. Nous devons donc contrebalancer cela en leur expliquant directement que nous avons un régime algérien qui piétine toutes les libertés : individuelles et collectives. Et que l’autonomie régionale, avec donc la décentralisation des pouvoirs qui va avec, permettra de frapper le régime là ou ça fait mal : la concentration de tous les pouvoirs entre ses mains est sa principale force.

Le Haut Conseil de la Diaspora doit s’appuyer sur la diaspora kabyle et la faire participer au processus qui doit mener la Kabylie vers son autonomie, dans le cadre de la République Algérienne.

Tamurt.info : Revenons sur cet appel à la mobilisation pour le 17 octobre. Quelle en est la finalité ?

A.B : Il y a bien entendu un processus, des étapes historiques, qui ont mené l’Algérie vers son indépendance. Que ce soit les révoltes de El-Mokrani en 1871, en Kabylie, la création de l’étoile nord-africaine par des Kabyles, le déclenchement de la guerre en novembre 1954, le congrès de la Soummam qui devait dessiner l’architecture de la future Algérie etc… les Kabyles ont joué un rôle d’avant-garde à chaque étape. A l’indépendance, ils ont été exclus de la définition de l’identité du pays.

En France, la fédération de France du FLN était dirigée quasi-exclusivement par des kabyles, à l’image d’Omar Boudaoud. Les évènements d’octobre 1961, qui ont vu des algériens, majoritairement kabyles, jetés à la Seine ou pendus au bois de Vincennes, nous interpellent en tant que Kabyles de France. Des organisations proches du régime et antikabyles commémorent ces évènements avec un manichéisme confondant. En les écoutant il y aurait les méchants colonialistes français et les gentils algériens. Or la réalité et que nous avons un système colonial français qui a été vaincu et un régime algérien corrompu, autoritaire et illégitime qui a pris sa place et qui impose une idéologie arabo-islamique afin de détruire la diversité culturelle du pays et toute capacité de réflexion et d’analyse. Les Kabyles sont les dindons de la farce. Nous allons donc commémorer la mort de nos anciens et rappeler qu’ils ne sont pas morts pour que des généraux se goinfrent sur le dos du peuple. Nous avons fait la guerre au colonialisme français. En 1962, cette guerre a pris fin. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est de regarder l’avenir et non d’avoir une guerre anti-coloniale de retard. Les Kabyles ont libéré l’Algérie. Aujourd’hui, ils veulent se libérer, libérer cette identité qu’on veut maintenir sous terre.

Tamurt.info : Vous parlez de réappropriation du patrimoine mémoriel et identitaire.
En quoi cette réappropriation est-elle importante pour le peuple Kabyle ?

A.B : Les Kabyles sont dans un processus d’affirmation de leur identité. Ce processus doit s’appuyer sur des réalités historiques. Rappeler aux kabyles le rôle déterminant et décisif qu’ont joué les kabyles dans l’histoire, dans la libération de l’Algérie et dans le combat pour sa démocratisation depuis l’indépendance est important. Et rendre hommage à leur action, dans la communion et autour de nos valeurs, permettra de consolider tout cela. En dernier, lieu il s’agit évidemment de parachever leur combat.

Car n’oublions pas que la falsification de l’histoire par le régime algérien a brouillé la lecture des évènements par le peuple kabyle. Cela participe donc également à un rétablissement de la vérité historique.

Tamurt.info : Lorsque vous parlez de dénonciation de la récupération par les forces obscurantistes, à quoi faites vous allusion ?

A.B : En premier lieu au pouvoir algérien, qui fonde sa légitimité sur la guerre d’indépendance et sur l’action du FLN. Quand on connait la réalité de cette guerre, c’est un hold-up historique. L’unité nationale et la fierté d’être algérien sont sans cesse invoqués par ce régime afin de masquer son inconséquence politique et son incapacité à gérer le pays. Or, hormis cette guerre, la fierté d’être algérien ne s’appuie sur rien, sinon sur l’orgueil, ce qui peut être malsain. Il faut donner aux algériens des raisons concrètes d’être fiers de leur pays. Et pour cela, il faut leur redonner le pouvoir. Le pouvoir d’agir, d’être et de penser. Ce sont eux qui vont construire l’Algérie, lui donner l’architecture qu’ils veulent. Certains « intellos » nous emmerdent en nous bassinant avec le fait que les martyrs de la guerre sont morts pour toute l’Algérie… Ils se sont d’abord sacrifiés pour des questions de justice et de dignité. Ensuite effectivement ils nous ont légué ce territoire qu’on appelle « Algérie ». Ce territoire, on en fait ce qu’on veut. Une ou plusieurs entités peuvent y être autonomes. Le modèle français, qui convient à la France car il s’agit d’un état de droit, avec un peuple unifié autour de la langue française et de valeurs universelles, ne peut pas se transposer à l’Algérie. Il y a plusieurs peuples en Algérie, plusieurs mode de vie, des sociétés autonomes et un territoire gigantesque. Il est étrange de constater que ceux qui ne cessent de nous qualifier de « harkis », ou de « suppôts du colonialisme français », ce qui est risible qu’on est kabyle, sont les mêmes qui sont incapables de rompre avec le schéma administratif français. Ils sont encore colonisés mentalement.

Ce régime possède des relais en France. Il s’agit du MRAP, des indigènes de la République, de certains mouvement d’ultra-gauche et d’organisations diverses. Ces structures sont chargées de veiller à ce que le patrimoine historique algérien reste dans le giron du pouvoir. Nous allons mettre fin à cela. Dimanche, à 15h, nous seront à Saint-Michel, pour affirmer notre identité kabyle. A 17h, nos adversaires seront là pour continuer à souiller la mémoire de nos anciens en les « arabisant » à titre posthume.

Tamurt.info : Par rapport à l’état français qui a reconnu en 1998 le massacre du 17 octobre 61, cette mobilisation est elle un acte de mémoire ou de revendication ? 

A.B : Ce n’est pas un acte de revendication, c’est un acte de mémoire. Les Kabyles constituent un peuple fier, avec le sens de l’honneur. Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des résistants. Nous avons combattu le colonialisme français lorsque celui-ci prétendait nous soumettre. Nous faisons aujourd’hui de même avec le pouvoir algérien.

Nous laissons les demandes de « repentance » à ceux qui n’ont pas fait la guerre lorsqu’elle faisait rage, et qui cherchent à se donner bonne conscience en faisant la guerre chaque année à la France. Eux seuls sont suffisamment indignes pour aller quémander la repentance de gens qu’ils n’ont pas combattu.

Tamurt.info : Revenant sur la déclaration d’Olivier LeCour Grandmaison, historien Français, professeur de sciences politiques à l’Université d’Evry Val d’Essonne et enseignant au Collège International de Philosophie aussi président de l’Association 17 octobre 1961 qui déplorait qu’il ne soit pas fait allusion à la notion de crime contre l’humanité. Quelle aurait été le vœu de l’G.P.K. ? N’est-ce pas là le procès contre ce que fut la colonisation ? En quoi la démarche du peuple Kabyle se distingue t-elle de la démarche algérienne ? 

A.B : Les Kabyles sont un peuple fier. Nous voulons d’abord construire une Kabylie démocratique et débarrassée de la bureaucratie algérienne. Créer les conditions du développement de la région. Exploiter l’énorme potentiel économique de la Kabylie et de ses habitants. Faire entrer la Kabylie dans le 21e siècle est notre objectif principal.

Pour le reste, je laisse les historiens faire leur travail et les élus du peuple kabyle, lorsque l’autonomie sera acquise, étudier les modalités de la collaboration entre la Kabylie et la France. Ces liens ne peuvent être que privilégiés, eu égard à cette diaspora kabyle, principalement installée en France et qui a grandement participé au développement économique de la France. En faire profiter leur région d’origine serait tout à leur honneur.

15 COMMENTAIRES

  1. Je tiens à rappeler que la révolte d’El Mokrani eut lieu en 1871 et non en 1971 (je suppose que c’est une erreur de frappe qui a été faite). Quant à l’interview du président du Haut-conseil- de-la- diaspora-kabyle, je suggère comme je le fait dans mes messages de renoncer à cette idée d’autonomie pour se concentrer sur l’idée même d’indépendance, car comme l’a rappelé le président dans son interview nous avons été les  » dindons de la farce ». Je me demande même si la manifestation de 1961 n’a pas été faite dans le but du prétendu FLN de sacrifier ces Kabyles démocrates et républicains aux forces de police du collaborateur Maurice Papon? Non seulement nous avons pris les armes pour un pays qui n’est pas le nôtre mais en plus il faudrait que l’on puisse envisager une autonomie dans le cadre de la pseudo « République algérienne » qui ne souhaite que la destruction de tout ce qui est amazigh. Non accepter l’autonomie (même la plus large possible) c’est accepter que l’autorité de fait algéroise promulgue des lois et ordonnances contraires à nos valeurs kabyles qui nous ont été transmis par nos ancêtres fondées sur la liberté, l’égalité, la démocratie, la dignité de la personne humaine et la laïcité. Notre objectif ne doit pas être comme je l’ai dit l’autonomie mais le rétablissement de notre République et de notre indépendance. Cessons de nous considérer comme  » algérien ».

    Saga des Gémeaux

    • Il ne faut pas diviser les rangs de ceux qui sont de plus en plus nombreux à revendiquer l’autonomie. Une fois l’autonomie acquise, le parlement Kabyle élu démocratiquement et représentant légitimement les Kabyles peut décider s’il le souhaite de proclamer l’indépendance… Nous sommes proches du but, soyons unis quand on a les même objectifs. Il est évident que les Kabyles iront un jour vers la maitrise de leur destin, c’est inéluctable.
      Pour le moment, nous revendiquons notre autonomie, nous verrons plus tard pour le reste …

      • En effet, c’est une suite naturelle… Que je vois se dessiner autrement. La Kabylie autonome, engendrera irreversiblement l’autonomie des autres regions, et inevitablement UN FEDERALISME ALGERIEN, a travers une Assemble’e authentique des Peuples d’Algerie -qui autant que nous, degueulent et vomissent ce regime a longueur de temps. Les divergences culturelles fontque la meme chose, citoyennete’ civique sont percues et exprime’es de manieres differenttes – le laboratoire de  » l’education nationale », si education est s’en charge. L’autonomie des uns et des autres, signifie la reprise de cette education, des polices et forces de securite’ LOCALES partout… Pas chawis et autres pour brutaliser les Kabyles et des KDS pour brutaliser les autres… cache’s derriere des uniformes…

  2. azul

    un grand merci pour mass arezki bakir, tanemirt, cet interwiev est une boussole pour tout kabyle qui veut comprendre le qui-quoi-comment-pourquoi-quand -oû du probleme du peuple et de la nation kabyle. nous avons le devoir d’honoré nos anciens assassiner par le colonialisme et ignorer par la republique d’alger , nous avons le devoir de transmettre cette memoire aux futures generaions kabyles et nous avons le droit au respect par les autres nations comme nation libre et democratique. nous devons tous travailler dans ce sens.

    nous savons qu’apres les decolonisations  » je ne dis pas independances »de beaucoup de territoires d’afrique et d’asie et dans le monde qu’il n y avait pas beaucoup de territoires qui se sont constituées comme etat et nation moderne et democratique mais des terristoires semi-colonisés ou/et en regressions par des administrations heritées de la periode coloniales et sans aucunes experience.

    tanemirt

  3. Bonjour,

    C’est avec beaucoup de satisfaction que j’enregistre les prises de position de Mr Bakir.

    Voila pour ma part ce que j’ai observé durant les deux derniers jours:

    – Traduction en anglais par tv5 (chaine francophone sponsorise par l’Etat Français) de Kabyles par « algériens » , c’était systématique. Il s’agissait de la rediffusion de l’oeuvre de Kessel sur l’armee de l’ombre (guerre 1939-1945)

    – Dictionnaire Junior Larousse (7/11 ans CE/CM) a l’entrée pour Kabyles p 1152. {{Les Kabyles de religion islamique, et parlant une langue Berbère}}. A noter que pour Kurdes p 1156 aucune référence religieuse n’est faite.

    Comment comptez-vous interpeller les médias (télévisuels et/ou écrits) pour rétablir quelques vérités anthropologiques et culturelles ?

    Allez vous prendre contact avec les éditeurs des ouvrages et de la chaine francophone ?

  4. En effet, je me demande a quoi ca sert de se reclamer le FLN, il faut l’abandonner aux chiens de poubelles, comme un restant et passer a la table des seigneurs. S’il y a un slogan a engager ca serait « Fin a l’Algerie arabo-islamo-francaise », afin que cette france, retire ou du moins cesse de supporter ou de reconnaitre ces impostures – a-t-elle signee un accord de paix avec les Peuples algeriens ou avec une junte mafieuse? – Les accords concernant le Peuple Kabyle, sont a revoir et amender avec un traite’ d’amitie’ et un support politique et militaire d’emancipation.

  5. Voila une lecture apaisée, digne des gens civilisés, pas des barbares à la soif de sang innassouvie !

    Quel bel idéal au service de la paix dans le monde.

    Quelle humilité devant la mémoire des victimes !

    Quelle sagacité d’enfer !

    Arezki bakir dit :  » {{Nous laissons les demandes de « repentance » à ceux qui n’ont pas fait la guerre}} » ! Et Vlan, en plein figure ! Quel sacrée parade !

    Quelle éloquence dans la rhétorique sarcastique (sommum de la subversion), typiquement puisée de l’intelligence du AWAL KABYLE des IMUSNAWEN de notre TAJMAYT (Assemblée du village) ancestrale. Cela me fait rappeler l’éloquence acérée de TERTULLIEN dans son expression latine (début du III° siècle apr. J.C).

    Quelle élégance en conspuant ainsi les bourreaux du XXI° siècle !

    Quelle conséquence du discours !

    Quelles sublimes pirouettes d’anthologie. Le pouvoir sanguinaire d’Alger en prend plein la figure: les 128 victimes du « printemps noir  » crient toujours leur soif de justice.

    Merci Arezki et mille fois bravo d’avoir donné d’ores et déjà un visage nouveau aux KABYLES De France (KDF) et kabyles de la Diaspora d’une manière plus générale. Le 17 Octobre auront une nouvelle ame.

    C’est ça la « {{GENERATION ANAVAD}} » . Vive la GENRATION ANAVAD.
    Celle qui va ressussiter la TAMURT n YEQVAYLIYEN : « {The Kabyle way of life, new generation} »

    Le peuple kabyle sort ses griffes. Gare aux néocolonialistes de la vingt-quatrième heure. Le Pouvoir corrompu, dissolu et pourri d’Alger ne résistera pas à la foudroyante poussée autonomiste kabyle dans une dynamique unitaire. Historique !

    Aux néocolonialistes d’Alger, nous disons : L’Ouragan vrombit au loin ! Le ras-de-marrée autonomiste ne tardera pas à pointer à vos portes. Chacun choisit son camp et en assumera pleinement les conséquences historiques.

    Ensemble tous derrière le HCDK.

    Oui mes amis, l’AQUTONOMIE de la KABYLIE avance. Elle avance à pas de géants en cette glorieuse année 2010, qui a vu la naissance de l’ANAVAD, symbole de notre fierté de kabyle. Elle restera gravée dans l’Histoire.

    Gloire aux martyrs kabyles !

    VIVE l’ANAVAD !

    Vive la KABYLIE LIBRE et AUTONOME !

    Asalas nat Yiraten

    • premièrement je tien a rendre un vibrant hommage a la mémoire de tous ces kabyle et algériens morts le 17 octobre 1961,en cette journée de commémoration par un devoir de mémoire. je tien aussi a remercier monsieur arezki bakir pour cet interview explosif et très explicatif quant aux grandes questions lies a cet événement et a d’autres sujets d’actualité comme cette demande de repentance que les véritables harkis du pouvoir et de de la nation ne cessent de la demande a la france et qui l’ont fait comme leurs chevale de bataille ces derniers temps. nous comme ta dit arezki on a combattu cette france colonial et on la vaincu ,elle n’a pas pu nous soumettre donc on n’a pas a lui demander de repentance puisque elle est vaincu. une chose est sur maintenant que ces demandeurs de repentance que la france sait pertinemment que ces gens la n’ont pas participer a cette guerre ni de prés ni de loin ,plus précisément encore,la france sait que ces gens la étaient a ces coté au moment de la guerre,donc en gros ces eux les véritables et les grands harkis.donc la en déduit que la France n’a pas de contes a rendre a ce repentir au prés de ces énergumènes qui étaient au ordres et au service de la France autre fois.
      quand je regarde toute cette liberté que vous avez, vous les kabyle de la diaspora, des fois je me dit que vous avez fait que peut de choses pour notre identité kabyle et amazigh en général. mais tout de même il n’es jamais trop tard pour faire du bien et de belles choses. mois je vie ici en kabylie ici on tien le coup comme on peut ( n teddu aken nufa maci aken nebgha). concernant le MAK et le GPK ,moi je suis sur le terrain je vous cache rien , la seule chose qui est une certitude est que la majorité des kabyle sont séduits par l’idée de l’autonomie de la kabylie,mais force est de constater que les gens suivent timidement ,ils se méfient ,l’autonomie est la chose que les gens pensent tout bas et que ils ne peuvent pas la revendiquer tout haut , cela par peur de représailles de la part de ce pouvoir mafieux. qui ne va pas hésiter a lâcher ces chiens contre nous et comme vous le constater le processus a déjà commencer par la concentration du terrorisme en kabylie et la présence impressionnante de l’armée en kabylie sous prétexte de lute contre le terrorisme,tout cet insécurité tout ces feux de foret, de montagnes ,tout ces kidnappings, donc la on es vraiment mal barré. maintenant une question très précise a vous tous :que fera le mak et le gpk pour protéger les kabyle de kabylie une fois le pouvoir décide de réprimer les autonomistes par le song?
      que fera le gpk une fois que le pouvoir procède a une chasse aux autonomistes ici en kabylie?
      aviez vous de garanties a nous donner ?
      enfin cela dit malgré tout ,on es toujours adeptes du combat pour l’autonomie de la kabylie ,mais sachez bien et il ne faut pas oublier que nous somme plus vulnérables que vous et nous somme tops exposer au danger que vous. ayemmel .

  6. Tanemirt tamokrant i Mas Bakir . Tout ce qu’il dit respire la kabylité . Intelligence ne rime pas,évidement ,avec falsification,usurpation et mensonge . Bravo à ce Mr et à ceux qui le secondent .

    • aw nidinigh
      izan la kabylie dhizane , vous etes izanes , l’autonomie izane , moi jesuis algerien , de france j’ai vu les kabyles en france c’est une merde hachakoum ,on s’aiment pas entre nous ; c’est pour ca je dirai vive les arabes , neki qaragh kabite ,wallah , j’ai la haine à ce peuple , depuis que je suis en france , dites moi quel kabyle n’a pas de soucis que avec son frère ,thanmirt pour votre comprehension

  7. {{Vivement l’indépendance de la Kabylie !}}

    http://www.elwatan.com/actualite/fln-la-guerre-des-clans-fait-rage-19-10-2010-95306_109.php

    L’attachement aux postes de responsabilité conduit parfois à la violence. Certains cadres dirigeants, au niveau national comme au niveau local, ne se gênent plus pour employer la force.

    Kasmas saccagées, {{militants tabassés}}, responsables contestés. Le FLN est en pleine agitation. Depuis quelques semaines, il vit une situation convulsive qui nous rappelle l’«{{opération dobermans}}» qui avait enclenché le mouvement de redressement, en 2003, contre l’ancien secrétaire général destitué, Ali Benflis. Des responsables au parti, des sénateurs, des maires et des élus locaux descendent dans l’arène pour défendre leurs «intérêts et privilèges». Pour ce faire, ils n’hésitent pas à user des procédés les plus violents. Les rivalités et les désaccords tournent parfois au vinaigre. Ce qui s’est passé, il y a quelques jours, à Annaba illustre on ne peut mieux cet état d’esprit qui règne désormais au sein de l’ex-parti unique. L’attachement aux postes de responsabilité conduit parfois à la violence. Certains cadres dirigeants, au niveau national comme au niveau local, ne se gênent plus à employer la force des baïonnettes pour y rester.

    C’est ce qu’a tenté de faire le sénateur FLN, Mohamed Salah Zitouni, jeudi dernier à Annaba, après avoir perdu «sa» mouhafadha par décision de justice. Son statut de membre de la chambre haute du Parlement ne l’a pas empêché d’être dans le feu de l’action et de diriger une meute de jeunes contre le siège de la mouhafadha dans le but de déloger les «indus occupants».
    Ainsi, au FLN, la violence semble érigée en un véritable acte de militantisme. C’est le moyen le plus en vue des «militants», voire de «prestigieux» cadres dirigeants pour exprimer leur désaccord ou leur mécontentement. {{Cette lutte «fratricide», qui semble à ses débuts, a déjà fait couler le sang de quelques militants.}}Samedi dernier, la kasma de Hydra s’est transformée en champ de bataille entre deux «clans» rivaux. Le pire a été évité de justesse par l’intervention des services de l’ordre.

    Les affrontements qui ont secoué la paisible ville de Hydra se sont soldés par plusieurs blessés. Comme à Annaba et Alger, le renouvellement des instances régionales et locales du parti, dans d’autres wilayas, se fait à coups de poing. De Bouira à El Oued en passant par Oran, les séances dédiées à l’installation des nouveaux responsables des kasmas et des mouhafadhas tournent à la violence. Une violence qui déborde souvent sur la voie publique.
    Ces tiraillements, qui n’ont jamais quitté le parti depuis le mouvement de redressement de 2004, s’accentuent à l’approche des échéances électorales de 2012. La guerre des listes de candidatures semble déjà commencée, provoquant une situation explosive au sein du parti. Principal appareil du pouvoir, le FLN permet un accès rapide et facile au «pouvoir électif» qui ouvre la voie à toutes sortes de privilèges. Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du parti depuis le 8e congrès, dit rassembleur, de 2005, a toujours considéré ces troubles comme «un signe de bonne santé» du FLN.

    Pour lui, les contestations et les affrontements entre militants n’expriment nullement un désaccord politique. Mais nombre de militants et de hauts cadres du parti estiment que le FLN traverse actuellement une «crise morale» qui nécessite un traitement «urgent». Il ne peut y avoir, selon eux, de renouvellement des instances du parti sans que les conditions soient réunies. Ils dénoncent par là même la cooptation, l’exclusion et une mainmise de Belkhadem sur le parti.
    Certains parmi les cadres du parti mènent actuellement un mouvement de redressement pour remettre le FLN sur les rails. Se sont ralliés à ce mouvement des ministres, des députés et des sénateurs. Y figurent aussi d’anciens collaborateurs de Belkhadem comme Saïd Bouhedja, ex-porte-parole du FLN. Ce mouvement va-t-il durer ? Sera-t-il appuyé et soutenu par d’autres cadres militants en désaccord avec la direction actuelle ? S’agit-il d’une contestation interne ou d’un mouvement politique plus global, en précision de probables futurs changements politiques ? Autant de questions qui méritent d’être posées tant le FLN, principal appareil du pouvoir, est au centre des luttes claniques.

    Mokrane Ait Ouarabi

    • azul
      yehwayak ken a vivras .cette facon de faire de la politique entre ces terroristes ne date pas d’aujourdhui. je ne vois pas que va t-on en tirer de bonnes idées pour avancer en lisant cet article .
      de preference faisons nos devoirs envers le peuple et la nation kabyle.
      tenemirt

  8. Aors là, chapeau bien bas monsieur bakir!
    « {{nous laissons les demandes de repentances à ceux qui n’ont pa sfait la guerre}} » et {{les kabyles ne s »ont pas des victimes mais des résistants}} » voilà qui est bien dit! nous ne sommes pas des pleurnichards! vous avez raison de préciser que nous {{avons combattu le colonialisme français quand il prétendait nous soumettre et aujourd’hui nous combattons le pouvoir algérien qui prétend nous soumettre}}! …enfin j’aurais plutôt opté pour « éradiquer » au lieu de « soumettre » pour ce qui concerne le pouvoir algérien!

    franchement mille fois bravo! vous avez trouvé les mots qu’il fallait
    enfin, il était temps que les kabyles s’unissent, au delà de leur clivages pour la Kabylie
    merci de mettre votre belle plume au service de la Kabylie et vive l’union des kabyles libres

  9. Cela fait une eternite’ que je poste cette position et biensur j’ai toujours ete censure’, sauf dans quelques publications dont Tamurt et le Matin –

    « { {{Nous laissons les demandes de « repentance » à ceux qui n’ont pas fait la guerre lorsqu’elle faisait rage, et qui cherchent à se donner bonne conscience en faisant la guerre chaque année à la France. Eux seuls sont suffisamment indignes pour aller quémander la repentance de gens qu’ils n’ont pas combattu.}} }  »

    Les Francais et les abrbouses, ont toujours des comptes a regler – Nous sommes loin de conflit – Le monde est enorme ! Combien d’autres petits pays, comme le notre y a-t-il dans le monde immediat commme loitain… depuis l’irelande jusqu’en Calidonie… Meme des pays Arabes, qui en ont ras-le-bol de leur dictatures OUMAiennes… qui ne cherchent de fraternite’, mais d’AMITIE’ RESPECTUEUSES Mutuelle.

    Il faut arreter de perdre du temps precieux dans la politique annegerienne… dont meme les algeriens ne veulent plus ! meme les barbouses et autres ne sont alle’s voter… Il ne s’y reconnaissent pas ! Quand a nous autres, nous sommes a des jambes devant… ils savent quoi faire, et nous avons des idee’s , des ombitions et des projets… NOUS AVONS UNE DESTINATION ! Tout autre discours est un gachi de salive.

    Il y a le {{MAK}}, nous disposons d’un {{GPK}} et ce sont nos seules preoccupations politiques…. A{{ aider}} de toutes les facons possible, a {{honorer}} et a {{juger, evaluer, etc.}} – C’est notre seul linge.

  10. Et toi, pauvre mec, tu es qualifié pour « laisser la parole à ceux qui n’ont pas fait la guerre pour réclamer la repentance » à la France.

    Tu étais où à cette époque, même pas dans les testicules de ton géniteur. Et à présent, toi qui montes sur tes grands chevaux, d’où viens-tu et qui es-tu ? Tu n’es qu’un ambiteux qui n’a jamais milité nulle part pour te distinguer dans un combat ou d’un idéal quelconque.

    Tu n’es qu’un pauvre type qui s’autoproclame « président » d’une pseudo-organisation fantome dont les membres se comptent sur une seule main.

    Il fut un temps, tu voulais te présenter à l’élection présidentielle française parce que les kabyles sont si nombreux qu’ils pourraient faire de toi, un digne successeur de Massinissa. Te rendant compte, au réveil, que ce rêve ne pouvait devenir réalité, tant la tâche est immense. Tu t’es rabattu sur les groupuscules auto-proclamés, c’est tellement plus facile d’être un chef de rien pour te sortir de l’anonymat.

    C’est bien le confort parisien,boire un verre, fumer un joint et délirer sur le pays des ancêtres de ceux qui t’ont mis au monde, toi enfant indigne de tes origines. Tfuhhh ay aqjun.

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