Assassiné le 15 mars 1962 : Aucun édifice important ne porte le nom de Mouloud Feraoun

8
mouloud feraoun
mouloud feraoun

CULTURE (Tamurt) – L’écrivain kabyle Mouloud Feraoun, à l’instar d’un certain nombre d’hommes de lettres et de culture de la Kabylie sont bannis par le pouvoir algérien. Pourquoi ? Tout simplement parce que,  dans leurs œuvres et leurs prises de positions publiques, ils ont toujours fait preuve d’une liberté totale. Ils n’ont jamais concédé aucune concession.

Mouloud Feraoun n’est pas le seul à en payer le prix. Lui qui a été écrit la célèbre phrase dans son journal, en parlant du FLN : « Vos ennemis de demain seront pires que ceux d’hier ». Cinquante-six ans après son assassinat, aucun édifice d’envergure ne porte le nom de Mouloud Feraoun, hormis un CEM dans la ville de Tizi Ouzou. Pourtant, à l’occasion de cet anniversaire de la disparition de ce grand écrivain, le pouvoir algérien aurait bien pu prendre l’initiative d’annoncer que l’un des édifices auxquels on n’a pas encore attribué de nom portera désormais le nom de Mouloud Feraoun.

C’est le cas, par exemple, de la maison de la culture d’Azazga ou encore de la bibliothèque principale de lecture publique de la ville de Tizi Ouzou, etc… D’autres écrivains algériens sont également décrétés persona non grata par le pouvoir algérien parce qu’ils ne sont pas musulmans, entre autres raisons absurdes de leur exclusion, comme Taos Amrouche, Fadma Ath Mansour et Jean Amrouche ou encore Malek Ouary. Il en est de même pour des artistes comme Matoub Lounès.

Le Rebelle, en dépit de sa popularité unique et de son parcours atypique est toujours la bête noire du pouvoir algérien. Après avoir débaptisé la Place qui portait son nom au niveau de l’entrée ouest de la ville de Tizi Ouzou, le pouvoir algérien, à travers ses relais,  fait tout pour empêcher que le nouveau stade de Tizi Ouzou porte son nom et ce, en dépit d’une grande pression populaire.

Tarik Haddouche

8 COMMENTAIRES

  1. Taos Amrouche, Fadma Ath Mansour, Jean Amrouche, Malek Ouary, Matoub Lounès, ne peuvent pas avoir un édifice ou un signe valorisant, parce qu’ils ont en commun quelques défauts éliminatoires :
    – ils ne sont pas musulmans
    – ils ne sont pas marabouts
    – ils ne sont pas de Ain el Hammam, de Beni Ouacif ou de Beni Yenni

  2. Vous continuez à vous attendre d’un quelconque geste de la part du régime. C’est insensé.
    C’est aux Kabyles qu’il sied de créer leurs etat et d’honnorer leurs héros, et non pas aux ennemis de la Kabylie.

  3. Ce sont les peuples qui font les états, et non pas le contraire. Même si ce pouvoir efface la plaque nominative d’une personnalité Kabyle fixée à un mur, sachez qu’il ne peut pas effacer la plaque nominative fixée dans la tête de chacun de nous. Continuons à appeler cette place MATUB LWUNES, qu’ils le veulent ou non, L’officiel, c’est le peuple qui le fait , eux ils ne font que des contrefaçons..
    De plus pour la Kabylie, si ces personnalités ne sont pas reconnues, c’est la faute aux Kabyles responsables de ces institutions (Wilaya, Daira, Mairie etc…).

  4. parceque c est les ennemis de la Nation qui sont au pouvoir depuis 1962 ,c est pour cela qu on demande que le nouveau stade de tizi ouzou portera le nom de Matoub Lounes si non il faut le boycotter a vie.

  5. Ce que les Janissaires d’Alger alliés aux baathistes moyen-orientaux ignorent c’est que le livre du géant FERAOUN dit « le fils du pauvre » est enseigné dans au moins 17 pays à travers le monde.
    Des extraits de ce livre sont inclus dans les livres scolaires des élèves du cycle primaire en Chine pays de la civilisation millénaire.
    La jalousie des Janissaires d’Alger à l’égard des intellectuels Kabyles dépasse tout entendement.

  6. Mouloud Feraoun avait bercé notre enfance avec des récits Kabyle. Ils étaient programmés dans des écoles Et collèges. Aujourd’hui, tout ce qui touche les Imazighens et interdit…