Astronomie: Une nouvelle «Terre» qui serait habitable est découverte

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USA (Tamurt)  La NASA n’a pas déçus les amateurs d’astronomie et n’a pas menti en promettant une annonce qui comblera les amateurs d’exoplanetes hier jeudi 23 juillet 2015. L’agence spatiale Américaine a annoncé que le télescope Kepler a repéré une exo planète dont les caractéristiques sont similaires à celle de la Terre.

Cette nouvelle « Terre » est baptisée «Kepler-452b». Elle se situe à 1400 année lumière de la terre (à la vitesse de la lumière, il faut 1400 ans à un voyageur spatial pour l’atteindre). Elle se trouve dans la constellation du Cygne.

Depuis la première exoplanete (Planète située en dehors du système solaire) découverte en 1995 par Didier Queloz et Michel Mayoron, on n’a jamais observé une qui soit aussi semblable à la Terre. Kepler-452b est son nom, elle tourne autour d’une étoile comparable au soleil, sa distance à son étoile est équivalente à la distance Terre-soleil ce qui fait qu’elle se situe dans une zone habitable. Quelque différences sont toutefois remarqués, l’étoile de cette planète est 10% plus grosse, 10% plus brillante et 1,5 milliard d’années plus ancienne que notre astre solaire.

Le plus intéressant dans l’annonce des scientifiques de la NASA est que cette nouvelle planète pourrait être recouverte en partie d’eau à l’état liquide, ce qui satisfera la condition préalable à l’apparition de la vie.

Le directeur adjoint de la NASA John Grunsfeld a estimé que sa détection « nous faisait faire un pas de plus vers une Terre 2.0 ». Avant que le chef de l’analyse des données de Kepler à la NASA Jon Jenkins ajoute « Cela frappe l’imagination de se dire que cette planète a passé six milliards d’années dans la zone habitable, plus longtemps que la Terre. C’est une opportunité substantielle pour que la vie émerge, si tous les ingrédients et les conditions nécessaires à la vie existaient sur cette planète»

Reste cependant un défi de taille qui est celui de déterminer sa masse, « un paramètre indispensable pour connaître sa nature, rocheuse, gazeuse, ou une combinaison des deux, et savoir si elle abrite une atmosphère », souligne l’astrophysicienne Anne-Marie Lagrange (observatoire de Grenoble). 

Pour détecter les exoplanetes, deux méthodes se sont détachées depuis la première découverte en 1995

La méthode des vitesses radiales :

Celle-ci consiste à mesurer les variations de couleur de l’étoile induites par le mouvement de la planète autour d’elle : cette danse modifie l’emplacement de l’étoile autour de leur centre de gravité commun. Comme le son de la sirène d’un camion de pompier, plus aigu lorsqu’il s’approche, plus grave lorsqu’il s’éloigne, ces mouvements périodiques par rapport à un observateur extérieur modifient la perception de la longueur d’onde de la lumière émise par l’étoile – on parle d’effet Doppler-Fizeau. Cette méthode ne permet pour l’heure de détecter que des planètes géantes, de type Jupiter – comme celle découverte en 1995 par Mayor et Queloz autour de l’étoile 51 Peg.

La méthode du transit :

C’est la méthode qui est utilisée par Kepler. Elle consiste à détecter les variations de luminosité d’une étoile lors du passage d’une planète dans la ligne de visée de l’observateur. Elle permet de déduire la taille de la planète et sa distance à l’étoile – afin de savoir si elle se trouve dans la zone habitable, c’est-à-dire à une distance qui rend possible la présence d’eau liquide. Mais ne révèle pas la masse, si cruciale.

Nous vous rappelon que Le télescope spatial est tombé en panne mi-2013 quand deux de ses gyroscopes ont cessé de fonctionner. Les exoplanètes évoquées jeudi par la Nasa avaient été observées avant que Kepler ne tombe en panne

 C CHAFAA