Ath-Aïssi, Tizi-Ouzou (Tizi-Ouzou)  – Qu’est-il advenu du sort du garde communal, Mustapha Benounas ?

2

Selon des sources concordantes, le malheureux garde communal n’a pas pu échapper à ses assaillants, puisque non seulement ils l’ont blessé mais emmené également avec eux. Ce qui est avéré: le véhicule de la victime que ces hommes armés ont réussi à déplacer jusqu’au chef-lieu de la commune d’Ath-Aïssi pour l’incendier ensuite.

Est-ce à considérer ce geste comme un message ?

Tout porte à le croire puisque si c’était la simple destruction de la voiture qui motivait le groupe armé, il aurait pu le faire sur place, c’est-à-dire à Thala-Bounane, lieu de l’attentat. Les conséquences d’un tel fait ne peuvent être alors qu’infernal sur le plan psychologique pour l’ensemble des habitants de la région et particulièrement pour la famille de la victime. A préciser que le garde communal Mustapha Benounas a déjà échappé à un attentat terroriste en I999, lequel a ciblé le détachement de la garde communale,dont il faisait partie. 

Par ailleurs, il est de notoriété publique  que depuis quelques mois déjà, la Kabylie vit sous la menace permanente et le diktat d’une multitude de hordes armées. En effet, se déplaçant et agissant par groupes importants en nombre,  ces « terroristes » non identifiés  donnent l’aspect d’hommes connaissant parfaitement l’art et la science de la guerre. Leur âge, leur tenue et leur armement plaident pour la thèse de mercenaires en exécution d’un contrat en Kabylie.  La grande question est de savoir cependant pourquoi seulement cette région du vaste territoire algérien est directement touchée par ce phénomène appelé, à tort ou à raison, terrorisme ?

Seule la rumeur parvient aux oreilles des citoyens, laquelle fait état de ce « rien ne va plus au sommet ! ».  Par ailleurs,  d’aucuns relèvent le terrible paradoxe existant entre le quasi quadrillage de la Kabylie par les forces de sécurité et ces bandes armées non identifiées qui y circulent presque librement et terrorisent en même temps les populations. La nature a horreur du vide, nous dit-on. Dans ce cas alors, trois hypothèses sont à retenir.
– La première : les services de sécurité en charge de protéger la Kabylie ne sont pas compétents dans l’exercice de leur mission.
– La deuxième : politiquement et idéologiquement, ils ne sont pas motivés par la lutte contre les éléments qui sont à l’origine de l’insécurité.
– La troisième et la dernière : ils sont obligés à l’inertie par quelque officine d’en haut et au pouvoir incontestable.  Notons enfin que tout laisse à croire que le pire est encore devant nous.

En effet, selon certaines sources très au fait de la donne sécuritaire, des forces occultes prépareraient un carnage à Tizi-Ouzou-ville.  Et contrairement aux attentats spectaculaires précédents qui ont ciblé les forces de police, cette opération destructrice, si elle venait à être exécutée, ciblerait la population civile.  Quant aux raisons de ce « futur carnage », elles sont à rechercher en premier lieu dans les dividendes de la médiatisation.

S’agissant de sa finalité, personne ne peut prétendre la connaître excepté les commanditaires. Il serait beau de croire que cette rumeur faisant d’un acte apocalyptique ne peut être autre chose que le fruit de l’imagination d’un esprit malade. Mais au vu du renforcement de la présence policière aux points stratégiques de la ville des Genêts, tout indique que cette rumeur est prise au sérieux.