Ath-Mansour (Bouira) – Bouaziz Aït-Chebib met sur pied la commission de préparation de la manifestation du 20 avril

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Le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), M. Bouaziz Aït-Chebib, en mission hier dans la wilaya de Bouira, plus exactement au village d’Ath-Vouali dans la commune d’Ath-Mansour, a mis sur pied la commission de préparation de la manifestation du 20 avril. En fait, le président du MAK n’a fait que procéder à la restructuration de cette dite commission.Et conformément aux textes et règlements régissant le fonctionnement des appareils du MAK, le choix des membres de cette structure a été opéré selon les règles de démocratie, c’est-à-dire par un vote libre des cadres et militants concernés.

C’est ainsi que M. Chamllal Daï a été porté à la tête de cette commission. Ses adjoints respectifs sont MM. Saïd Lahcène, Mohamed Benarous et Aïssa Kohilla. A noter qu’avant la mise sur pied de cette commission de préparation de la manifestation du 20 avril, et dans une ambiance impeccable, M. Bouaziz Aït-Chebib a prononcé un discours à l’endroit de l’assistance où il a mis l’accent sur les grandes questions de l’heure sans pour autant se montrer prolixe dans son intervention.Il a commencé par souligner le grand mérite des villages de Kabylie « sans qui notre chère Kabylie serait anéantie et disparaîtrait ». Ensuite il mettra l’accent sur les objectifs du MAK et, au même temps, soulignera les « réactions négatives du pouvoir.

Dans ce contexte, le président du MAK ne manquera pas de faire un bref aperçu sur la violente répression qui s’est abattue sur les militants du MAK le dix de ce mois à Tizi-Ouzou, à l’occasion de leur manifestation voulue pourtant comme pacifique. Sur ce même volet, le premier responsable du MAK a évoqué le cas de Hocine Azem.

« 33 ans après le Printemps kabyle, martèle l’orateur, le pouvoir n’a pas encore changé de politique vis-à-vis de nous et de la Kabylie ». S’agissant de l’actualité nationale algérienne, Bouaziz Aït-Chebib a évoqué les événements qui ont secoué, encore une fois, Ghardaïa. Et sans détour, l’orateur a désigné le peuple mozabite comme « victime » et le pouvoir d’Alger comme « coupable ». C’est pourquoi aussi, le président du MAK a déclaré à l’assistance : « En vos à tous et au nom de tout le peuple kabyle, nous manifestons notre soutien au peuple mozabite ! ». A cette déclaration, l’orateur en ajoute une autre : « Aujourd’hui, le peuple mozabite n’a d’autre choix que d’aller vers son autodétermination ». Tentant de prouver que les populations mozabites ont toujours été victimes d’un racisme, Bouaziz Aït-Chebib ira jusqu’à dire que du temps où feu Houari Boumediène « était encore vivant, il a tenté en sa qualité de président de la république de faire remplacer l’hymne national algérien « Kassâman » par un autre chant car son auteur, feu Moufdi Zakaria, était mozabite ». Le président du MAK charge encore le pouvoir algérien. Il l’accuse de « nourrir une idéologie arabo-islamiste ». « Dès lors, ajoute-il, il (le pouvoir algérien) veut anéantir à jamais tout ce qui résiste à cette idéologie ».

Revenant au MAK, Bouaziz Aït-Chebib dira à son propos qu’ « il n’est pas un mouvement raciste et les autres Algériens ne sont pas nos ennemis. Nous l’avons toujours dit et nous le redisons encore aujourd’hui ! ». L’orateur dira encore que « notre ennemi est le pouvoir ». Rappelant d’abord que le MAK soutient tous les peuples d’Algérie qui luttent pour leur émancipation comme il a déjà soutenu par le passé les peuples chaoui et du Sud, Bouaziz Aït-Chebib clamera ensuite : « La victoire du peuple kabyle ne saurait tarder ; le régime d’Alger est finissant ! ».

Said Tissegouine