Au deuxième jour de la fête de l’aïd – Tizi Ouzou ville fantôme

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Depuis deux jours, la capitale du Djurdjura, à l’instar de toutes les villes de Tizi-Ouzou, est restée une ville morte. La ville est presque désertée. Seuls les appels à la prière par les hauts parleurs des mosquées déchirent le silence et le calme de la ville.

Les commerçants ont tous baissé leurs rideaux. Les habitants de la ville sont laissés pour compte. Ils sont complètement désemparés. On ne trouve même pas un épicier pour acheter un minimum de denrées alimentaires. Le pain, produit alimentaire de première nécessité, n’est pas disponible depuis deux jours. Les boulangeries n’ont même pas assuré le service minimum, à l’exception d’une ou deux, mais elles n’ont pas pu satisfaire la forte demande de toute une ville comme Tizi-Ouzou. Même aujourd’hui, au deuxième jour de l’aï, les commerçants n’ont pas encore repris l’activité. « On a passé l’aïd sans pouvoir rien acheter. Même le pain n’est pas disponible. Vraiment c’est injuste de la part des commerçants. On se demande où est l’état et les responsables ? », se plaint un habitant du quartier des Genêts de Tizi-Ouzou qui cherche désespérément un épicier ouvert. Les pharmacies aussi n’ont pas daigné assurer le service au premier jour de l’aïd. Il faut attendre le deuxième jour pour en voir deux enfin ouvertes. Ce scénario se répète à chaque fête religieuse. Les autorités promettent pourtant chaque année d’obliger les commerçants à travailler les jours fériés ou lors des fêtes religieuses, mais sans jamais passer à l’action.

Pour ce qui est de transport voyageurs, si certaines localité ont assuré le service, la plus part des transporteurs ont préféré rester deux jours sans travailler. Des voyageurs, femmes, enfants et personnes âgées passent des heures et des heures à attendre d’hypothétiques fourgons dans les arrêts sous un soleil de plomb à attendre désespéramment un bus.

Youva Ifrawen .info

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