Au lieu de penser au peuple : Le 1er secrétaire du FFS, à Tizi Ouzou, pour défendre les députés

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Mohamed Hadj Djilani
Mohamed Hadj Djilani

ALGÉRIE (Tamurt) – Désormais, il ne reste plus rien de l’esprit du Front des Forces Socialistes (FFS). Le parti, créé en 1963, censé se battre contre la dictature du FLN, qui règne toujours en Algérie, semble avoir changé de fusil d’épaule. On  ne reconnait plus le FFS, ni dans ses hommes et ni dans ses discours. Ce samedi,  le premier secrétaire du FFS, Mohamed Hadj Djilani n’a pas trouvé mieux que de prendre la défense des députés de l’Assemblée populaire Nationale Algérienne (APN) à l’occasion de la tenue d’une rencontre du conseil fédéral du parti à la maison de la culture « Mouloud-Mammeri ». Ces députés, bien sûr, ne représentent pas le peuple puisqu’ils sont soi-disant élus avec un taux de participation honteux.

Et quand bien même ils auraient été élus avec un taux de participation respectable et acceptable qui leur conférerait une certaine légitimité, ces députés méritent-ils réellement les 40 millions de centimes par mois qu’ils perçoivent en guise de salaire au moment où tout le peuple est en train de subir les affres d’une crise économique des plus affreuses depuis la crise financière engendrée par la chute du prix du pétrole en juillet 2015 ?

Au lieu d’appeler ses députés à démissionner collectivement en guise de soutien au le peuple, pris en otage, par une dictature des plus ignobles, au lieu d’appeler ses députés à faire preuve de dignité en se retirant de cette assemblée de la honte, au lieu d’appeler ses députés à des actions musclées pour dénoncer mille et uns dépassements perpétrés par le pouvoir algérien, Mohamed Hadj Djilani campe le rôle d’avocat du diable comme s’il n’y avait que ce problème en Algérie.

C’est vraiment dommage car le peuple algérien est pris en otage et aucun parti politique algérien n’est en mesure de l’en libérer. Même pas le FFS, toujours qualifié par certaines plumes naives de plus vieux parti d’opposition : opposition au peuple, peut-être.

Tarik Haddouche