Au pays de l’intolérance, du déni et de l’arbitraire, je ne suis ni l’obligé ni le frère de personne!

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La Kabylie
La Kabylie

CONTRIBUTION – « Quand un politicien se touche le visage, il dit la vérité, quand il se gratte l’oreille, il dit la vérité, quand il lève le pouce, il dit la vérité ; c’est quand il remue les lèvres qu’il ment. »
Batiste W. Foisy

« Pas de racisme, nous sommes frères ! » scandent certains manifestants d’Alger depuis que l’impotent, après avoir été omnipotent, a quitté, contraint et forcé, les dorures de la « République Algérienne Démocratique et Populaire. » En réalité seul le mot « Algérien » possède un signifié, et encore, puisque des descendants de Hilaliens considèrent que les Imazighen sont des étrangers. « Démocratique » et « Populaire » forment un pléonasme, quant à la « res publica », i.e. « la chose publique », c’est plutôt « la chose privée » au profit de castes prédatrices et diablement puissantes.

Qui sont ces manifestants ? Que veulent-ils dire ? À qui s’adressent-ils ? De quel racisme parle-t-il ? Qui est raciste, si racisme il y a ? Slogan sincère ou conjoncturel ? « Prière » du coeur ou démagogique ? Expression fraternelle ou piège à C… ? Ces citoyens sont-ils subitement gagnés par la tolérance à l’égard des Kabyles ?

Le vocable « tolérance » est issu du mot latin « tolerare » (qui veut dire ‘’supporter’’). Tolérer c’est donc accepter et respecter sans contrainte, sans condescendance (c’est-à-dire sans manifester une attitude de supériorité méprisante de quelqu’un qui, tout en accordant une faveur, fait sentir qu’il pourrait la refuser), ni esprit moralisateur ou paternaliste, les idées, les opinions, les comportements d’autrui que l’on n’approuve pas soi-même. C’est aussi ne pas chercher à restreindre la liberté des autres en la conditionnant à ses propres valeurs, que ce soit dans les domaines éthique, social, politique, religieux, philosophique…

Il convient d’avoir toujours à l’esprit et en toutes circonstances (pour éviter d’être soi-même un brin intolérant) cette réflexion du philosophe français André Comte-Sponville, « Le vrai n’est pas forcément le bien, et le bien n’est pas forcément le vrai » et faire sienne la formule apocryphe (attribuée à Voltaire) : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »

Le mot, le principe de tolérance comme celui de démocratie sont inculqués dès la prime enfance, et malgré les risques d’abus qui y sont liés, la tolérance comme la démocratie, son corollaire, sont des valeurs de référence. La tolérance est une vertu morale, individuelle, autant que valeur politique. Elle n’est décrétée ni par une loi ni par une quelconque profession de FOI en posant sa main sur un Livre que l’on qualifie de « saint », la seule « sainteté », absolue, étant celle du cœur.

La tolérance défend l’idée de liberté de parole, elle est un élément indispensable à la vie en société où cohabitent différentes ethnies composées d’opinions, et de coutumes différentes, de règles diverses, pouvant même être opposées les unes aux autres.

Au pays des « îles-usions », sous les colonialismes islamo-arabe ensemencé à partir du VIIe siècle, ottoman depuis le XVIe siècle, puis français depuis 1830 jusqu’en 1962, on a bâti sur les ruines de ce passé encore « frais », un autre régime, le « éfélénisme » (lui-même fait de brides d’islamisme au summum de sa puissance dans les années 1990, de panarabisme hérité de C. Arslan, le « prince de la rhétorique », de Nacer, le nouveau porte-étendard de l’arabisme, du baɛtisme, l’ « enfant socialiste » de Michel Aflak, chargé de réaliser la « mission éternelle » de la nation arabe et de retrouver la forces des Arabes des origines, ceux qui ont porté l’islam des premiers siècles) que résume Mouloud Feraoun, avec une acuité intellectuelle d’une justesse éblouissante :
« Si c’est  cela la crème du FLN, je ne me fais pas d’illusion, ils tireront les marrons du feu pour quelques gros bourgeois, quelques politiciens tapis mystérieusement dans leur courageux mutisme et qui attendent l’heure de la curée. Pauvres montagnards, pauvres étudiants, pauvres jeunes gens, vos ennemis de demain seront pires que ceux d’hier. »
Mais revenons à la « tolérance » et voyons ce que dit Karl Popper : « nous devrions donc revendiquer, au nom de la tolérance, le droit de ne pas tolérer l’intolérant ». Mais, quand les théories intolérantes deviennent-elles intolérables ? Dès qu’elles excluent toute forme d’argumentation. « Tant qu’il est possible de les contrer par des arguments logiques et de les contenir avec l’aide de l’opinion publique, on aurait tort de les interdire, précise-t-il. Mais il faut toujours revendiquer le droit de le faire, même par la force si cela devient nécessaire, car il se peut fort bien que les tenants de ces théories se refusent à toute discussion logique et ne répondent aux arguments que par la violence. Il faudrait alors considérer que, ce faisant, ils se placent hors la loi et que l’incitation à l’intolérance est criminelle au même titre que l’incitation au meurtre, par exemple. Si l’on est d’une tolérance absolue, même envers les intolérants, et qu’on ne défende pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis, et avec eux la tolérance. »

Des « vieilles barbes » enfantées par le nationalisme algérien fortement influencé par le panarabisme, des citoyens admirablement formatés par l’idéologie FLN qui ne sont point dérangés de voir tant de militants des droits de l’homme jetés arbitrairement en prison, tant de femmes méprisées avec « gourmandise », sont innombrables. Ces citoyens que l’on appellent « Arabes algériens » ne sont pas davantage préoccupés par la falsification de l’Histoire – cette Histoire confisquée, violée, violentée et mise au service du pouvoir oligarchique dès 1962 – de leur « patrie » qu’on leur enseigne ou celle de l’islam, qu’on leur vend comme un produit de consommation quotidienne acheté au « ssuq lfellaḥ » avec certificat d’authenticité et présenté comme une religion exemplaire, alors qu’elle renvoie à une vérité amère et sanguinaire tout au long des quatorze siècles d’existence, ces citoyens gorgés de patriotisme ne semblent pas non plus inquiétés par leur soumission au pouvoir devenant la propriété privée de ce dernier, ces citoyens éloquents deviennent subitement aphones quand ce sont des musulmans qui massacrent des coreligionnaires, ces citoyens moralisateurs – ceux-là mêmes qui vont en pèlerinage afin de ramener des kilos de bijoux et, éventuellement, un gramme de baraka – pratiquent la langue de bois quand ce sont des fillettes que l’on marie selon la charia. Ces citoyens « vigilants » ne sont pas troublés outre mesure que l’on envoie un avion pour récupérer le cadavre d’un individu qui a semé une idéologie mortifère ayant massacré quelque 200 000 morts de leurs « chers et musulmans compatriotes » pour la gloire d’une divinité proche-orientale. Rappelons que la guerre 1954-1962 n’a fait « que » 152 863 martyrs sur 336 748 engagés, chiffres officiels donnés par le ministère des Moudjahidine en 1974.

Quand la Kabylie résistait tant bien que mal aux agissements meurtriers et sournois du terrorisme islamiste, ses citoyens-montagnards-frondeurs sont traités de « mécréants. » Et pourtant ce peuple kabyle, pour le triomphe de la liberté, s’est toujours battu contre l’oligarchie compradore, tamuḥqṛanit, l’abus de pouvoir, la falsification de l’Histoire de l’Afrique du Nord, le colonialisme… Il n’a donc de leçons à recevoir de personne !

Rien ne justifie cet acharnement à l’encontre de la Kabylie. Cela n’a rien à voir avec le droit ou la justice, il s’agit de motivations politiciennes (i.e. qui relèvent d’une politique intrigante et intéressée). Il y a des individus ou organisation qui sont si prompts à réagir au moindre frétillement de la Kabylie pour la vouer aux gémonies, ou, pire, à l’Enfer ardent d’Allah.

Quand Otman Saadi (natif de Tazvent, un toponyme à consonance amazighe), un individu dépourvu de scrupules, a affirmé que les « Berbères sont des Arabes », « Les Amazighs sont des Arabes ré-arabisés » – comme disent, familièrement, les jeunes : LOL (« laughing out loud » ou « mort de rire ») – , « les Berbères sont des ignorants » ou encore le mot « amazigh » dériverait du vocable arabe « mazara » – re-LOL -, aucun « Duktur », Phd ou professeur émérite de l’université algérienne n’a osé moufeter pour lui apporter la contradiction et corriger l’Histoire.

Quand la « Dinde de Thanksgiving » gavée aux propos honteusement haineux, maquillée comme une citrouille d’halloween, s’exprimant par son organe méphitique télécommandé, affirme, sans que le rouge de la honte irrigue ses joues de bouffonne du raïs, que « tamazight est une langue morte » (une langue est dite morte quand il n’existe plus de locuteurs l’utilisant comme outil de communication dans la vie courante, or tamazight est toujours langue vernaculaire et parentale de millions d’individus) et se disant prête à commettre un libéricide « si [sa] fille s’exprime en kabyle », aucune association des Droits de l’Enfant ne s’est montrée indignée par ces propos révoltants, pervers, venimeux.

Quand Ben Bella a vociféré depuis Tunis, en 1962, que « Nous sommes des Arabes, nous sommes des Arabes, dix millions d’Arabes », les leaders de la guerre 1954-1962 qui ont affronté les armes modernes, les chars ravageurs, les avions dévastateurs et la ligne Morice du colonialisme ont baissé les yeux devant cette moufette agitant ses glandes puantes, ce pleutre imbu de sa personne et militant le plus délirant de l’islamo-arabisme.

Quand Muhamed al-Bachir al-Ibrahimi (le père de l’actuel docteur Ahmed Taleb Ibrahimi, serviteur zélé du Boumediénisme, ancien ministre de l’Éducation puis des Affaires étrangères, ardent défenseur de la langue arabe, antiberbère notoire, suppôt du FIS durant les décennies 1990 dominées par l’islamisme politique et mortifère, fondateur d’un parti politique d’obédience islamiste), cofondateur de l’Association des Uléma algériens, a écrit dans El Bassaïr du 28 juin 1948 : […] Quelle est cette voix discordante qui nous écorche les oreilles de temps à autre […] Quelle est cette voix hideuse qui s’est élevée il y a quelques années à la radio algérienne en diffusant des informations et des chansons en kabyle…La vérité est que la nation est arabe, et que les Kabyles sont des musulmans arabes […], dans tous les gourbis, khayma et cafés maures s’est élevée une prière : « Amin ya Ṛebbi al- Ɛalamin » (Exauce ma prière, ô Dieu de l’Univers).

Quand Kaïd Ahmed a déclaré qu’il « permettrait l’enseignement de l’hébreu en Algérie mais jamais celui du berbère », le FLN (arabophones et amazighophones confondus) lui a dédié un standing ovation qui a fait vibrer le Palais Zighoud Youcef. C’est le nec plus ultra du racisme !

Quand Mohamed Boudiaf a jugé que « La Kabylie sera toujours un danger pour l’unité nationale », les Kabyles se sont fait discrets et ont ravalé leur salive en s’y reprenant plusieurs fois pour éviter de s’étouffer.

Quand Messali Hadj a affirmé « redouter par-dessus tout le réveil du monde berbère », les nationalistes se sont mis au garde-à-vous le petit doigt sur la couture du pantalon et l’index sur la bouche afin de ne pas contrarier le zaɛim.
Quand…
Dans ce « récital d’amabilités » (quelques échantillons) à l’attention des Imazighen, notamment des Kabyles, les « étrons moulés » fumants, fulminants, nauséeux et nauséabonds se jalousent à qui mieux mieux, la formule la plus abjecte, dira.

Les Kabyles « aboient », les « caravaniers » passent ! Car, on a beau dénoncer les turpitudes, les violations et les atteintes aux libertés de manifester et de s’exprimer consacrées, pourtant, par la Constitution (qui n’a de valeur que pour les naïfs) et les Conventions internationales (que l’on foule aux pieds chaque jour) relatives aux droits de l’Homme ratifiées par le pays, rien n’arrête le rouleau compresseur de l’arabisme. Par exemple, les autorités n’ont pas hésité à confisquer des symboles identitaires kabyles. Les forces dites de l’ordre autorisent la présence d’un drapeau proche-oriental dans les manifestations, alors qu’il n’a rien à y faire ; en revanche, elles arrachent sans ménagement le drapeau amazigh, symbole imposé dans la douleur, marqueur identitaire unitaire (des Îles Canaries à l’Oasis de Siwa, de la Kabylie au Niger). Ce comportement nous rappelle les pratiques de la période coloniales. Le 8 mai 1945, les forces coloniales françaises ont tiré sur le porteur du drapeau « vert-blanc-croissant-étoilé. » Le 14 juillet 1953, à Paris, la police a fait de même, lors d’une manifestation de nationalistes algériens Place de la Nation. Ces cerbères sont des colonisateurs et ils se comportent comme tels.

Les gouvernants qui se succèdent depuis 1962, engoncés dans un système autoritaire et despotique, poussent les Kabyles à la radicalité. Les tenants du pouvoir doivent comprendre que c’est précisément ce type de pratiques du « Système » qui ont fait sortir des centaines de milliers de Kabyles dans les rues parce qu’elles portent atteinte à leur dignité humaine, à leur identité et à l’exercice pacifique de leurs droits fondamentaux. Le « Système » est coutumier de ces pratiques et ces entraves à l’exercice pacifique des libertés collectives. En 2001-2002, les serviteurs dévoués du « Système », faut-il le rappeler ad nauseam, ont envoyé les forces spéciales pour mater la Kabylie à défaut de la carboniser à l’aide d’agent gélifiant ou la vitrifier en y déversant des tapis de bombes : 128 martyrs. En agissant ainsi, le « Système » n’a fait qu’élargir davantage la « faille ethnique. » La force et la violence constituent un instrument dont se sert le souverain despotique pour dominer et asservir le peuple.

Quand c’est le « maquisard de la chanson », Ferhat Mehenni (1), comme le surnommait Kateb Yacine, qui exprimait ses opinions, ses convictions, et invitait ses frères de race – il ne contraint personne à le suivre dans cette voie -, formant, faut-il le rappeler, le « peuple premier », à se défendre contre un colonialisme sournois, pernicieux, et à défendre leur honneur, leurs aspirations profondes et leur autochtonie, toutes les meutes des bien-pensants, des zawiyya de la pensée unique, des néo-harkis, des lycaons enragés, des féroces baltaguis, des goujats opportunistes, et, cela va sans dire, des « dignitaires de promotion » qui squattent les Clubs des Pins et Moretti (résidences étatiques hyper sécurisées où se côtoient, fraternellement et confortablement, la nomenklatura algérienne : islamistes et « démocrates », conservateurs et « progressistes », capitalistes et « socialistes »…) montrent leurs longs crocs acérés, la bouche écumante, comme dans le conte de Charles Perrault, « Le Petit Chaperon Rouge. » Ou « Le Loup » de Jean de La Fontaine cherchant querelle à l’innocent agneau.

Le loup et l’agneau se désaltéraient dans le courant d’un ruisseau ; le premier fort près de sa source, l’autre fort au-dessous. Le loup, qui ne cherchait qu’un prétexte pour mettre l’agneau en pièces, ne l’eut pas plutôt aperçu, qu’il courut à lui, et l’accusa d’avoir troublé son eau. Comment pourrais-je la troubler ? Lui dit l’agneau tout tremblant, je bois fort au-dessous de l’endroit où vous buvez. Croyez que, bien loin de chercher, à vous nuire, je n’en ai pas seulement la pensée. Hier, répliqua le loup, je vis ton père qui animait, par ses cris des chiens qui me poursuivaient. Il y a plus d’un mois répondit l’agneau, que mon père a senti le couteau du boucher. C’était donc ta mère ? Poursuivit le cruel. Ma mère, répondit l’autre, mourut ces jours passés en me mettant au monde. Morte ou non, reprit le loup, en grinçant des dents, je sais combien tu me hais, toi et tous les tiens : il faut que je m’en venge. Cela dit, il se lance sur l’agneau, l’étrangle et le mange.
L’agneau n’alléguait rien pour sa juste défense,
Qui ne mît le loup dans son tort :
Mais il ne savait pas qu’opprimer l’innocence,
C’est le droit du méchant, quand il est le plus fort.

Qu’il me soit permis de paraphraser l’immense philosophe, Voltaire, qui, au XVIIIe siècle, s’est battu pour la liberté d’expression : cet homme, « maquisard de la chanson », vaut mieux que tous ses ennemis ensemble ; et j’approuve sans réserve ses vérités, quand bien même elles seraient « désobligeantes », qu’il assène avec force, conviction et courage. Et je prends son parti hautement, quand des hommes absurdes, prêts à se « souiller » pour récolter des honneurs éphémères, le condamnent pour ces vérités mêmes. L’Algérie, « Une et indivisible », n’a jamais existé, si ce n’est par la contrainte !

Il faut se mettre dans le ciboulot que les hautes autorités choisiront toujours n’importe quel hurluberlu ou mauviette ou encore potiche pour présider aux destinées du pays pourvu qu’il ne remette pas en cause l’appartenance de l’Algérie au « monde arabe. » Il serait donc temps que les Kabyles ou les Auressiens versés dans la politique et qui se disent « Arabères » ou éventuellement Berbères, s’ils veulent être crédibles pour ce qui concerne la question identitaire, d’afficher la couleur (au sens propre comme au sens figuré), car l’ « Algérie algérienne » ne sortira JAMAIS des urnes par les vertus du scrutin démocratique – de même que la démocratie, au sens grec du terme, j’entends, n’éclora jamais par la grâce d’une « constellation d’étoilés » dans un pays dit arabo-musulman -, si du moins les arabophones continuent à faire fi de la véritable Histoire de l’Afrique du Nord (historiquement, ethniquement et culturellement, l’Algérie est une entité inséparable de cet ensemble géopolitique) et à se considérer arrogamment et viscéralement comme « Arabes » (ils feraient un grand pas s’ils acceptaient de lire, enfin, le « Kitâb al-Ɛibar » ou « Livre des Exemples » de Mohamed Ibn Khaldun). Et, pour ma part, au vu des enseignements tirés depuis 1962, et des comportements d’individus zélés, empressés, cités plus haut, et ils sont légion, je ne vois aucune raison qui puisse les inciter à changer d’identité, convaincus qu’ils sont que les Imazighen sont inférieurs aux Arabes, une « race élue » dont la langue est « sacrée », nous forcent-ils à croire. Misérable Amazigh, « impie et impur », montagnard dépenaillé, pauvre hère, paysan hideux, des Bas-Fonds, ceux de Maxime Gorki, baragouinant un idiome qui crève les tympans et indispose les hommes civilisés, tu rôtiras éternellement dans ce lieu de réclusion que les Mahométans appellent Ǧahennama ! Mais, un jour, tu tiendras ta revanche : ils viendront quémander du feu, car le chauffage central du Paradis surpeuplé, accessible même à la « racaille », utilise une source d’énergie non renouvelable !

S.A. AÏT AMEUR

(1) La conférence intitulée « Du Mouvement culturel berbère d’avril 80 au mouvement populaire de février 2019 » devant avoir lieu le 8 mai 2019 à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou a été empêchée par des « étudiants » qui ont exercé leur diktat au sein même du temple de la Résistance kabyle et ont fait usage de jets de lacrymogène. Les forces obscures du « Système », « The Dark Avengers », n’ont pas digéré que « la visioconférence animée par Ferhat Mehenni » pût avoir lieu au nez et à la barbe des séides de l’islamo-arabisme qui ont prêté serment de poursuivre « l’œuvre » de Ɛuqba et autres Abdallah Ibn Saɛd, Zuhayr Ibn al-Qays, Hassan Ibn Nuɛmân, Musa Ibn Nusayr…
Qui est donc derrière ces manœuvres de déstabilisation ?
Qui a prétendu que la Kabylie était libre ?
Le « Système » peut dormir paisiblement sur ses deux pavillons, les baltaguis veillent au grain !
Qu’on se le dise à voix haute : le mouvement actuel sera dévoyé et tamazight, la « coucou » de l’histoire, comme à l’accoutumée!

Par S.A. AÏT AMEUR

6 COMMENTAIRES

  1. La vidéo est sur youtube.. Je confirme ils portaient bien un drapeau palestinien et le racisme anti-kabyle explose sur les forums surtout tsa

  2. J’essaie d’avoir une confirmation que le bus qui a transporte l’EN a fait flotter le drapeau palestinien. Il me semblerais que c’a a ete photoshope car la photo n’etait pas nette mais je n’en suis pas sure.
    Priere de confirmer. Si cela est vrai ,ce serait un gros coup de pieds au c*l a nous tous, Kabyles de la part de ces mafieux arabo-islamistes au pouvoir.

  3. jasu Tu fais bien de souligner ce fait que les Algériens et leurs représentants les plus remarquables comme les joueurs de leur équipe nationale se solidarisent davantage avec leurs pseudos frères Palestiniens qu’avec les Kabyles puisque leur équipe a ar(a)boré fièrement le drapeau Palestinien pour célébrer la victoire sans risque d’incarcération .Cela présage mal de l’ avenir une fois la révolte terminée . Un pays décérébré par une junte militaro Boumediéniste ne pouvait donné qu’un peuple sans identité si ce n’est de substitution. Les Kabyles qui veulent gardé leur personnalité intrinsèquement amazighe doivent veiller à ne pas se laisser abuser une fois encore , ne plus jamais servir ceux qui veulent les asservir .

  4. Aujourd’hui les joueurs algériens ont défilé avec le drapeau étranger palestinien alors que le drapeau amazigh est interdit dans son propre pays. Sans commentaire. A méditer pour ces malheureux kabyles naifs et amnésiques qui défilent tous les vendredis avec khawa khawa. Pauvres de vous.

  5. L’« arabisme » est une maladie mortelle, religieusement et doctrinalement transmissible. 9/10 (voire plus) de la population nord-africaine (n’importe quel test génétique pourra montrer qu’elle est en réalité et surtout : Amazigh) en est atteinte. Il reste encore quelques petits îlots qui résistent et parmi eux, le plus bruyant d’entre tous : Le Pays kabyle. Malheureusement, il est en train, lui aussi, de se réduire comme une peau de chagrin tant au niveau territorial que celui de la population, car la division et l’avidité sont là alors que la maladie « arabe » poursuit tranquillement son œuvre. Soudons-nous les uns les autres, que chacun aide et défende son frère ; puis détachons-nous des autres et là, nous survivrons. Sinon…

  6. Vous pouvez écrire et parler tout les jours de la sorte, n’importe ou, mais vous ne changerais pas rien concernant ce que vous dites car c’est toute la faute des ce kabyles qui ne sont concernés que par s’entre déchirer.
    Comme dit le proverbe kabyle: A AVA WETNAGH, AMI AQELNAGH.
    Traduction:
    Le fils dit: Mon père, ils nous ont tabassé.
    Le père répond: Mon fils, ils nous connaissent.

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