Azeffoun : le jeune Aghiles Hadjou enterré aujourd’hui

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Déjà dès les premières heures de la matinée, le président de l’APW de Tizi-Ouzou, M. Mahfoud Bellabès et le wali, M. Abdelkader Bouaghzi, ont fait le déplacement jusqu’à la morgue du CHU de Tizi-Ouzou où le corps sans vie reposait depuis la fin de l’autopsie.

En ce qui la concerne, la famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) était également fort présente à l’enterrement et même à titre officiel puisque M. Bouaziz Aït-Chebib, à la tête d’une délégation, a présenté, au nom du mouvement qu’il préside, ses condoléances aux parents de feu Aghiles Hadjou.
Et contrairement aux autorités civiles et militaires qui n’ont marqué leur présence qu’au niveau du domicile mortuaire, sis sur la RN24, soit à 05 km de distance du cimetière du village, le président du MAK et sa délégation, après les condoléances présentées à la famille du défunt, ont pris ensuite la direction du cimetière en question et se sont mêlés aux masses.

S’agissant des causes du décès, selon l’autopsie, le jeune Aghilès aurait été tué par strangulation et sa mort remonte à plusieurs jours. D’ailleurs quand son corps a été retrouvé mercredi dernier, il était en état de début de décomposition. Cela veut aussi qu’au moment où les gens manifestaient et formulaient leur souhait de voir Aghiles passer l’Aïd parmi les siens, le malheureux était déjà mort.

Mais qui a donc commis le forfait et pour quel mobile ?

Des questions qui ne trouvent pas de réponse à l’heure actuelle. C’est ce à quoi donc les enquêteurs tenteront de répondre. En tout cas, les chargés de l’enquête ont des indices majeures.

Le premier : le ou les kidnappeurs n’avaient pas demandé de rançon à la famille de la victime ; ce qui ne relève pas d’un rapt répondant à la logique financière et lucrative.
Le second : le ou les kidnappeurs, selon bien des témoignages concordants, n’ont pas touché à l’argent de leur victime puisqu’il a été retrouvé dans son véhicule.

Est-ce alors le mobile du crime est politique ou s’agit-il d’une vengeance ? Attendons donc pour mieux voir.

De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine