Belaïd Bouzerma, victime du printemps noir, lance un appel de détresse

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appel détresse

KABYLIE (Tamurt) – Les victimes du printemps noir, plus particulièrement les handicapés,  sont livrés à leur propre sort. Bélaïd Bouzerma, de la localité de Larvaa Narth Irathen, amputé d’une jambe en 2001 après avoir reçu une balle explosive tirée par les gendarmes, n’a plus les moyens financiers d’acheter une nouvelle prothèse pour son pied.

Père d’une famille, dont trois petits enfants à charge, les 12 000 dinars que Belaid touche chaque mois sont loin même de subvenir aux besoins de sa famille. De ce fait, il a lancé un appel aux âmes charitables pour, au moins, acheter une nouvelle prothèse adéquate pour son pied. Les souffrances de Bélaïd, qui s’est sacrifié pour la liberté, sont multiples. Lui et sa famille espèrent trouver un écho favorable auprès de tous les kabyles. Il a juste demandé une prothèse. Pas un autre privilège. Voici son compte bancaire : CCP 000 245 0523.

Bélaïd n’est pas la seule victime kabyle livrée à elle-même. Plus de 500 kabyles, handicapés à vie suite aux évènements de 2001-2003, sont dans des situations critiques. Les accords entre le mouvement citoyen et le pouvoir algérien ne sont jamais respectés. Les victimes du printemps noir ne sont jamais prises en charge effectivement. La solidarité entre kabyles est la seule solution pour le moment, en attendant un vrai Etat kabyle qui prendra en charge cette frange de la société très vulnérable.

Rabah Amokrane