Bougie : Kendira – Vers la résolution de la crise de l’eau potable

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Ces deux objectifs consiste à économiser l’eau, par une consomma­tion rationnelle et apporter un plus à la caisse de la commune qui manque énormément de rentes financières. Les résultats sont déjà papables : une recette de plus de 100 millions de centimes et une prise de conscience chez le consom­mateur.

Une nette amélioration commence à se concrétiser sur le terrain. Cette nouvelle approche pour améliorer le réseau communal A.E.P n’est qu’un balbutiement, car en dépit des richesses appréciables que recèle la région en matière de nappes phréatique, les normes universelles de consommation d’eau qui sont de 150 litres par habi­tant et par jour sont loin d’être atteintes.

La commune n’assure qu’un débit journalier de 50 litres pour chaque habitant sur un rythme d’un jour sur deux. « La modernisa­tion du réseau communal est l’une des priorités de l APC », nous précisent les responsables de la commune. « Une nouvelle interface de valorisation hydrique qui consiste à vulgari­ser tous les maillons de la chaîne A.E.P, afin d’assurer au citoyen une distribution régulière suffisante et équitable », nous dit le maire de la commune. C’est un triple modèle d’opérations sur le réseau qui est visé.

Primo : la commune est sur un projet de rénovation et de remplacement des conduites métalliques, sujettes à des fuites et des coupures fréquentes. Le système connu sous le nom de P.D.H.D en voie de réalisation est d’un grand intérêt ; il assure une haute pression, des caractéristiques anticorrosives et une dura­bilité accrue.

Secundo : le renforcement du réseau des châteaux d’eau afin d’augmenter la capacité de stoc­kage et une distribution équi­table entre les villages. Sur les sept châteaux déjà existants, l’A.P.C envi­sage d’ajouter deux autres à El-Mardj et surtout à Inzathen afin d’at­teindre le nombre de 9 pour les 14 villages que compte la commune.

Tertio : l’A.P.C envisage d’al­ler vers d’autres sources non exploitées, trois sources situées à l’est du chef-lieu ont été déjà récupérées chez un particulier par expropriation. Elles serviront à alimenter d’abord les riverains puis à renforcer le réseau communal princi­pal. Deux autres sources, Tala N’tagma à El-Bir et Tala Netezgui à Tizi-Tindjit feront aussi l’objet d’exploitation loca­le par la mise en place de sta­tions de reprise pour ramener l’eau en ascendant vers les châteaux d’eaux.

Il faut dire que tous ces efforts déployés par les respon­sables locaux ne sont, peut être, qu’un renvoi de l’ascenseur à une population qui a décidé de payer sa consommation d’eau, même si elle a subi longtemps une pénurie et une soif dans une commune érigé sur de grandes nappes d’eaux. ­