Boris Vian, Marcel Mouloudji, Ferhat Mehenni : Même combat

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Concours de circonstances ?
Ferhat Mehenni avait chanté le Déserteur

Mais comme l’avait déjà affirmé Condorcet « Le hasard des événements viendra troubler sans cesse la marche lente, mais régulière de la nature.»[[[Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain->http://www.numilog.com/fiche_livre.asp?id_livre=178]]], ce ne seront pas ce que déblatèrent à longueur de colonnes de pseudo journaleux qui avaient à être formé dans la prestigieuse école de journaliste qu’est le DRS, qui affectera la marche sûre, la démarche sereine du peuple kabyle vers sa liberté et la gestion des affaires de ses cités par lui-même.

Boris Vian avait écrit sa chanson la plus célèbre Le Déserteur, chanson anti-militariste, 3 mois avant la défaite de l’armée française à Điện Biên Phủ marquant la fin de la guerre d’Indochine et juste avant la guerre d’Algérie.

En novembre 1954, cette chanson fut interdite sur les ondes de la radio pour anti-patriotisme dans sa version d’origine[[Version attestée par Françoise Renaudot, dans son ouvrage Il était une fois Boris Vian]] en raison du couplet final litigieux :

Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je possède une arme
Et que je sais tirer

Boris Vian a accepté la modification proposéepar son ami Kabyle Marcel Mouloudji pour conserver le côté pacifiste de la chanson !

C’est ainsi que le couplet fut tardivement remplacé par :

Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’arme
Et qu’ils pourront tirer

Boris Vian fut l’objet de poursuites de la part de paramilitaires d’extrême-droite.

Ainsi il en est de même pour la lettre aux jeunes Kabyles, texte entonné par Ferhat Mehenni dans son album paru en 2008 et extraite de son livre « Algérie : la question kabyle », publié, lui en 2004. Lettre dans laquelle il est question d’amour de la patrie, la Kabylie, de
Le voici que des haineux, qui crachent leur vénin sur tout ce qui est kabyle, veuillent

qui au passage montre le vrai visage de ceux qui nous vouent une haine indescriptible, à quoi pouvions-nous attendre d