Boualem Sansal parmi les 16 meilleurs écrivains

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Boualem Sansal

ALGERIE (Tamurt) – Alors qu’en Algérie, ses ‘frères » ne cessent de le dénigrer et de s’en prendre à lui, souvent à tort, Boualem Sansal, l’écrivain de renommée internationale (n’en déplaise aux plumitifs d’Alger dont l’aura ne dépasse guère le Boulevard Didouche Mourad), continue de glaner les reconnaissances.

En effet, selon un sondage très sérieux réalisé par le site Sens critique, l’écrivain Boualem Sansal est classé parmi les meilleurs auteurs d’expression française en 2015, toutes catégories confondues. Il figure d’ailleurs dans le top 16 des écrivains pour son dernier roman, « 2084, la fin du monde », paru aux éditions Gallimard et sélectionné au Prix Goncourt, avant d’obtenir le Grand Prix du roman de l’académie française. Au lieu de se réjouir qu’un écrivain algérien figure, ainsi, parmi les plus belles plumes francophones de notre époque, en dépit de son style d’écriture et de sa langue française difficiles, certains journalistes d’Alger, et ils ne sont pas nombreux fort heureusement mais d’illustres inconnus en revanche, en Algérie, ont la gâchette facile quand il s’agit de s’attaquer à Boualem Sansal.

Cependant,  ils n’osent pas écrire une seule ligne pour parler du génie littéraire de l’auteur du « Serment des barbares », encore faut-il qu’ils aient le niveau requis pour pouvoir avoir accès aux romans de Sansal ! L’un de ses journalistes n’a pas hésité à pondre un article où il reproche à Boualem Sansal sa pensée tout à fait libre et dans le même article, il fait l’éloge de Houari Bouemdiene, l’un des plus grands dictateurs des régimes arabes, de l’avis même de ses proches. En écrivant de telles sornettes, ces journalistes, aux ordres de leurs patrons, qui sont tous des recyclés de l’ancien parti unique, le FLN, et du régime algérien, pensent qu’ils pourraient nuire à la réputation de Boualem Sansal.

Mais quand on a la chance, plutôt le génie (car la chance n’y est pour rien dans ce genre d’exploit littéraires) de Boualem Sansal, on n’a pas le temps de lire des balivernes, surtout quand elles proviennent d’une presse qui encense les dictateurs en 2016, une presse dont la crédibilité ne tient qu’à un fil. Pour revenir au classement qui donne Sansal parmi les meilleurs auteurs, il y a lieu aussi de souligner que le nom de l’enfant de Boudouaou figure aux côtés d’autres sommités en littérature à l’instar du gigantesque Michel Houellebecq pour son roman « Soumission » ainsi que de Mathias Enard pour sa fiction Boussole (Prix Goncourt-2015). On ne le dira jamais assez, le chien aboie…

Tahar Khellaf