Boudjedra était le voisin de Liamine Zeroual à Moretti

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Rachid Boudjedra
Rachid Boudjedra

KABYLIE (Tamurt) – Les déclarations voire les révélations que vient de faire l’écrivain algérien Rachid Boudjedra, ayant connu de grands succès dans un passé lointain grâce notamment à son roman « La répudiation », explique, en grande partie, pourquoi il en veut tant aux talentueux écrivains libres que sont Boualem Sansal, Salim Bachi et Kamel Daoud. En effet, Boudjedra vient de confirmer, à ceux qui s’en doutaient encore, qu’il a été et demeure un enfant du système.

Rachid Boudjedra, qui ne rate aucune occasion pour tirer à boulets rouges et avec haine, seulement sur les écrivains qui enregistrent un immense succès en Europe (France, Allemagne, USA…), vient de révéler que durant les années de terrorisme (les années 90), le pouvoir algérien lui a généreusement offert une résidence d’Etat au complexe de Moretti et qui était son voisin ? Tenez-vous bien, c’est l’ancien président de la République, le général Liamine Zeroual.

En plus de ce privilège qui fait de Rachid Boudjedra un écrivain très officiel, ce dernier a eu même droit à une arme à feu de la part de ce même pouvoir. Il ne s’agit là bien sûr que de la face cachée de l’Iceberg. Car les avantages et les privilèges dont a bénéficié Rachid Boudjedra de la part du pouvoir algérien sont infinis. Surtout à l’époque de la ministre Khalida Toumi. Rachid Boudjedra ne peut donc pas du tout être un romancier libre comme Sansal et les autres qui sont des Hommes de Lettres au sens le plus complet et plus noble du terme. Quand on n’est pas libre d’écrire et de dire ce qu’on veut, peut-on s’enorgueillir de son statut d’écrivain ?

Certes et incontestablement, plusieurs romans de Rachid Boudjedra sont des chef-d’œuvre à l’instar du « Démantèlement », « les Milles et une années de nostalgie » ou encore « Topographie idéale pour une agression caractérisée ». Mais depuis quelques décennies, Rachid Boudjedra brasse du vent à chaque nouveau roman publié. Si seulement il se taisait pour garder son aura d’antan !

Tarik Haddouche