Bouteflika accueilli par une grève générale en Algérie et en Kabylie

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Hopitaux-universitaires-de-geneve-en-suisse
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ALGERIE (TAMURT) – C’est un pays complètement paralysé par une grève générale massivement suivie, hier dimanche, dans tout le pays que devait découvrir le président-candidat Abdelaziz Bouteflika en regagnant le territoire national après deux semaines passées dans un hôpital suisse. Désormais, après les centaines de marches observées un peu partout, la deuxième étape de la révolte citoyenne pacifique est la grève.

Le débrayage en question, ayant commencé hier dimanche 10 mars, devraient selon des échos concordants se poursuivre jusqu’à la fin de la journée de jeudi prochain. Il s’agit donc d’une grève de cinq jours. La réponse et l’adhésion massive de toute la population et de tous les secteurs d’activité à cette grève démontre que le clan présidentiel est vraiment en perte de vitesse. La grève a été également suivie de manière très massive dans la Kabylie profonde. Dans la ville de Tizi Ouzou, toutes les activités publique et privées, commerciales, économiques, administratives et scolaires étaient à l’arrêt en ce dimanche 10 mars qui est en outre le premier jour de la semaine.

Par ailleurs, dans le même sillage, les lycéens ont aussi intégré la révolte contre Bouteflika et son cinquième mandat en organisant des marches partout et aussi dans plusieurs villes de Kabylie comme à Larbaa Nath Irathen et Tizi Ouzou-ville. En outre, l’Union de wilaya de l’UGTA de Tizi Ouzou, qui a de tout temps soutenu Bouteflika ainsi que Abdelmadjid Sidi Said, secrétaire général national de ce syndicat étatique, s’est démarquée hier de la position officielle de la centrale syndicale concernant son soutien à un 5ème mandat de Bouteflika. L’union générale de l’UGTA de Tizi Ouzou s’est en outre exprimée en faveur de la révolution que mènent des millions de citoyens contre le 5ème mandat depuis le vendredi 22 février 2019.

Enfin, il y a lieu de préciser que Ahmed Tessa, recteur de l’université « Mouloud-Mammeri » a défié hier le ministre de l’Enseignement supérieur en refusant de manière catégorique de se soumettre à la décision prise par la tutelle concernant la prolongation de la durée des vacances du printemps. A l’université de Tizi Ouzou, les vacances en question resteront conformes au calendrier initial, a martelé Ahmed Tessa à ses risques et périls.

Tarik Haddouche