Bouteflika, Hamrouche, Sellal… : L’Algérie, un pays condamné à être dirigé par des vieux?

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Ould Khelifa et Sellal

ALGERIE (Tamurt) – Jusque-là, la majorité des noms qui circulent concernant les futurs candidats potentiels pour les élections présidentielles algériennes de 2019 sont des personnes très voire trop âgées, dont le plus jeune a plus de soixante-dix ans.

L’Algérie est-il donc un pays condamné à être dirigé par des vieux ? N’y a-t-il donc pas de place pour un personnel politique plutôt jeune dont l’avenir ne serait pas derrière lui comme c’est le cas des personnalités en question ? Des questions qui méritent d’être posées au moment où aucun nom d’un candidat de moins de cinquante ans, ayant la stature de présidentiable, ne circule ni dans les médias ni au niveau de la vox-populi. On parle d’un cinquième mandat pour Bouteflika qui a  actuellement plus de quatre-vingt ans.

On évoque, avec persistance, celle de Mouloud Hamrouche qui est âgé 75 ans. Ça parle aussi de Abdelmalek Sellal avec soixante-dix ans derrière lui. Le nom de chakib Khellil n’est pas totalement exclu de la course : il a 80 ans. Même les postes les plus importants au plus haut niveau de l’Etat algérien sont occupés par des personnes du troisième âge. Abdelkader Bensallah, président du sénat est âgé de 77 ans. Said Bouhadja, président de l’APN (Assemblée populaire nationale) est âgé de 79 ans ! Quant à Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du parti au pouvoir, à savoir le FLN, il est âgé de pas moins de 84 ans.

On peut continuer de citer des noms à l’infini et on en fera le même constat dans la majorité des cas, sauf à quelques exceptions près. Il s’agit d’une véritable prise d’otage du pays par une génération responsable à 100 % de tous les maux qui rangent aujourd’hui le pays et qui pousse des millions de jeunes à n’avoir qu’un seul rêver, traverser la mer vers l’Europe même si le prix à payer est sa vie.

Tarik Haddouche