Branle-bas de combat au pouvoir

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ALGER (Tamurt) – L’opération de lifting qu’a menée le gouvernement algérien ces derniers jours au sein des différentes institutions révèle à un plus haut degré le prurit d’un régime à court d’idées. Le limogeage de ministres et l’adoubement des walis et autres hauts gradés de l’armée ne peuvent remettre un pays sur les rails tant que la volonté politique n’y est pas.

Les sièges éjectables sont monnaie courante dans une Algérie engoncée dans un costume qui n’est pas à sa taille. La turpitude du pouvoir d’Alger laisse présager un vent de fronde qui est déjà sur les rails à en juger la kyrielle d’actions de rue au niveau de territoire algérien. Arborant un air de Janus à doubles visages, l’Algérie reste ce grand benêt à l’appétit féroce.

Les propos de l’ex-président français, Nicolas Sarkozy, faisant comparaître l’Algérie à un grand asile psychiatrique ne sont pas anodins, loin de cela. Le recours au changement de fusibles, dirigeants, ne peut être une panacée aux multiples maux qui secouent l’Algérie. Le discours biscornu des dirigeants algériens s’apparente à un malaise profond qui secoue le sérail, d’autant plus que la manne pétrolière est soumise à rude épreuve, notamment avec la dégringolade des prix de l’or noir.

Ce branle-bas de combat est synonyme d’affolement à telle enseigne que tous convergent à dire que l’Algérie est au bord de la faillite, si elle ne l’est pas déjà. À dessein d’éluder une descente aux enfers, le MAK s’inscrit dans une démarche courageuse et assumée à la fois.

L’autoritarisme du régime algérien est vilipendé de par nombreux pays et organismes internationaux, le jugeant indocile à l’écoute des revendications de son peuple. Malencontreusement, les gens du sérail font litière du bas peuple à telle enseigne que des milliers de jeunes préfèrent mourir en mer plutôt que de moisir dans un pays en déroute.

Amnay