Campagne électorale à Tizi-Ouzou – Le RCD fait un clin d’œil au mouvement associatif

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A Tizi-Ouzou, l’époque des grands meetings pour haranguer les foules est révolue. Même un « Cicéron » du verbe ne réussirait pas à retenir plus d’une minute près de lui un groupe de citoyens quand il s’agit de promesse électorale par les temps qui courent. Et les premiers à l’avoir compris sont les stratèges des partis politiques. C’est pourquoi, ils ont changé de stratégie dans la « drague » à l’électorat.

C’est dans ce sens même que le Rassemblement pour la Culture et la
Démocratie (RCD) qui convoite l’APC de Tizi-Ouzou a décidé de faire un clin d’œil au mouvement associatif. En effet, M. Ouahab Aït-Menquellet, tête de liste RCD pour l’APC de Tizi-Ouzou, s’est réuni, hier en milieu d’après-midi, au siège même de son parti avec pas moins dune trentaine d’associations pour connaître leurs besoins et leurs aspirations. Après avoir écouté tous les intervenants qui, l’un après l’autre, ont exposé leurs cas, M. Ouahab Aït-Menguellet, fils de Chahid et industriel de son état, a préféré jouer carte sur table. « Je suis très sensible à vos difficultés puisque moi-même, je suis issu du mouvement associatif que j’ai intégré dès l’année I969. Je suis également un fervent partisan de la gestion participative. Aussi, c’est à vous qu’il appartient aujourd’hui le pouvoir d’élire l’homme en qui vous avez confiance à la tête de l’APC de Tizi-Ouzou où il me semble qu’il n’est pas nécessaire de vous rappeler qu’un travail colossal l’attend. En ce qui me concerne, je vous dis aujourd’hui même que si vous me faites confiance pour diriger les affaires de la commune, je me ferai l’honneur de travailler avec vous, vous qui êtes les piliers de la société », a déclaré le candidat du RCD pour l’APC de Tizi-Ouzou.

Dès l’entente de cette promesse, les représentants des associations ont redoublé d’interventions et de « plaintes » à l’endroit de candidat Ouahab Aït-Menguellet. Celui-ci, à son tour, reprend la parole. Il a promis de faire de son mieux et d’user de tout son pouvoir en cas d’admission de s’attaquer au problème d’insalubrité que connaît la ville depuis très longtemps, à la question cruciale portant sur l’état-civil, à la problématique du foncier et tant d’autres questions faisant le calvaire du citoyen de Tizi-Ouzou, voilà plus de 20 ans. Quand enfin l’espoir de l’un et les attentes des autres firent promesse d’épousailles, les participants à cette rencontre « voulue » comme « réunion de famille » se retrouvèrent autour d’une table pour une collation. Notons enfin que M. Ouahab Aït-Menguellet a su, tout au long de la réunion, contrôler ses émotions. Doit-il cette maîtrise de soi à sa longue pratique du judo ?

S.T.