Canada: « possible attentat terroriste »

0

QUEBEC (Tamurt) – Selon la Sûreté du Québec, un chauffard qui avait fauché deux militaires lundi sur un parking de supermarché de Saint-Jean-sur-Richelieu au sud de Montréal dans la province de Québec a été abattu par la police au terme d’une course poursuite.

« La thèse terroriste est regardée par les enquêteurs comme toutes les autres pistes », a indiqué la police. Le quotidien québécois La Presse a affirmé sur son site web que l’homme faisait de la propagande djihadiste sur les réseaux sociaux et qu’il s’appelait Martin Rouleau.

L’un des deux militaires est dans un état critique au centre hospitalier de cette ville située à 40 km au sud-est de Montréal, l’autre est plus légèrement blessé.

Un peu avant midi, une voiture a fauché les deux militaires sur l’aire de stationnement d’un petit supermarché avant d’être pris en chasse par la police.

Quelques kilomètres plus loin, le chauffard a perdu le contrôle de son véhicule, qui a terminé sa course sur le toit dans un fossé au bord de la chaussée.

Un témoin a raconté que le chauffeur, après s’être extirpé de son véhicule accidenté, s’est dirigé avec une arme blanche à la main vers les forces de l’ordre.

Il a commencé à sortir et s’est rué sur la police, on a entendu entre 5 et 7 coups de feu, a-t-il raconté à la chaîne d’information en continu RDI.

Possible attaque terroriste

Sans vouloir confirmer que l’homme était armé, les enquêteurs ont précisé que les forces de l’ordre avaient ouvert le feu sur un homme de 25 ans, connu des milieux policiers.

« Je peux vous confirmer qu’il y a des coups de feu qui ont été tirés », a indiqué Guy Lapointe, porte-parole de la Sûreté du Québec lors d’un point de presse.

Cet épisode tragique s’est déplacé sur le terrain politique quand le député conservateur Randy Hoback a évoqué une possible attaque terroriste dans une question au Premier ministre Stephen Harper.

« Nous sommes au courant de ces informations et elles sont en effet troublantes », a répondu Stephen Harper soulevant l’étonnement de l’opposition alors que les éléments de l’enquête en cours n’avaient pas filtré.

Interrogés sur cette piste, les enquêteurs ont indiqué que toutes les hypothèses étaient sur la table.

« L’enquête débute à peine et nous allons refaire la séquence des faits. Et on ne va pas spéculer », a indiqué Guy Lapointe.

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici