Les candidats du FFS et du RCD n’évoquent même pas Bouteflika

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Sadi et Ait Ahmed

ALGÉRIE (Tamurt) – Les candidats à la députation des deux partis kabyles, connus naguère pour leur opposition politique, développent des thèmes et des discours, lors de leurs sorties, presque identiques à ceux du FLN et du RND. Ni ceux du FFS ni ceux du RCD ne font la moindre allusion à la maladie de Bouteflika.

Même Saïd Sadi s’est contenté, dans son discours, vieux comme son parcours, sur le danger de l’islamisme radical. Pourtant, la maladie du chef d’Etat Algérien, paralysé depuis 5 ans, devait être le sujet le plus important. Rien de cela. On ne peut déduire, par les discours à deux vitesses du FFS et du RCD, que ce point a été négocié. «J’en suis sûr et certain même, que si un des deux partis osera critiquer Bouteflika ou évoquer son incapacité physique de diriger le pays, n’aura pas plus de 10 sièges » nous déclara un ancien maire du FFS qui a quitté le parti depuis une belle lurette. Seul Salima Ghezali, tête de la liste du FFS à Alger,  a osé parler de Bouteflika, suite à l’insistance d’un journaliste, mais elle dira juste qu’elle est contre un cinquième mandat.

Comme si son parti, le FFS, était d’accord pour les quatre mandats précédents. Les candidats des deux partis se contentent de parler de la situation socio-économique globale qui prévaut en Algérie. Des petits constats par-ci et par-là. Le comble, le FFS et le RCD parlent de changement sans le départ de Bouteflika ni de son régime. Jamais ces deux partis n’ont courbé l’échine au régime. Mais, ils savent pertinemment que c’est la seule façon d’obtenir au moins une vingtaine de sièges en Kabylie.

Ravah Amokrane