A cause de la médiocrité des films : L’olivier d’or du film amazigh non attribué

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festival_film_amazigh
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CULTURE (Tamurt) – Comme il fallait s’y attendre le prix de l’Olivier d’or du meilleur film en tamazight n’a pas été attribué ce mercredi à Tizi-Ouzou. Et pour cause, la qualité de tous les produits proposés à l’appréciation du jury du festival du film amazigh laisse à désirer.

La cérémonie de clôture de ce festival du film amazigh, organisée pour servir de caution au régime et non pas pour promouvoir le film ni la langue tamazight, s’est déroulée dans une ambiance morne ce mercredi en fin de journée au niveau de la grande salle de spectacles de la maison de la culture Mouloud-Mammeri. Les membres du jury n’ont pas voulu prendre le risque de primer un navet. Non seulement la qualité des films en compétition est nulle mais, comme nous avons eu déjà à le souligner, la quantité également a fait défaut puisque seuls trois longs métrages ont été admis à la compétition.

Le niveau est tellement bas que le président du jury a lancé un appel sous forme de sonnette d’alarme pour mettre en place, en extrême urgence une stratégie pour élever le niveau des films produits en tamazight. Un appel qui tombera dans l’oreille d’un sourd car les responsables de la culture en Algérie n’utilisent tamazight que pour des fins politiciennes. Sinon, pourquoi au lieu d’organiser un festival à coup de milliards, on ne finance pas des films professionnels de réalisateurs confirmés.

Au lieu de cela, on encourage la médiocrité et des personnes qui n’ont jamais mis les pieds dans une école de cinéma. Selon plusieurs sources, il y a même des réalisateurs qui ont participé à ce festival et qui sont des analphabètes.

Tarik Haddouche