Ce stade semble bien cacher des mystères – Stade de 50.000 places de Boukhalfa

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Le taux d’avancement des travaux de ce stade, dont la livraison initiale était promise pour la fin de l’année 2011, n’est encore qu’à 35 %. Ce stade semble bien cacher des mystères. A l’énième question de savoir pourquoi les travaux avancent à si faible rythme, les responsables des deux entreprises concernées (l’entreprise espagnole et l’entreprise Haddad) ont donné également l’énième et même réponse : manque de main d’œuvre.
Naturellement, cette réponse ne convainc personne. Ni le ministre de la jeunesse et des sports, ni le wali de Tizi-Ouzou, ni Moh-Chérif Hanachi, le boss de la JSK, ni la presse, les amoureux du sport et ni un néophyte au monde du béton. Même un attardé mental ne peut adhérer à la thèse selon laquelle la main d’œuvre fait défaut à Tizi.

Curieusement, Mohamed Tahmi a révélé avoir vu l’ambassadeur d’Espagne à Alger au sujet de la faible performance de l’entreprise espagnole en charge de la réalisation du stade de Boukhalfa. Le ministre de la jeunesse et des sports a expliqué que même son interlocuteur diplomate a trouvé la réponse dans « le manque de main d’œuvre ». En ce qui le concerne, Moh-Cherif Hanachi n’a pas caché ses convictions selon lesquelles il existe anguille sous roche concernant non seulement le stade de 50.000 places de Boukhalfa mais aussi concernant tout développement économique et social de la Kabylie.
C’est un Moh-Cherif, pris d’une colère froide, qui a parlé haut et fort devant une assistance nombreuse de ses différents appels lancés aux responsables concernés, dont le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, sur le mystère qui a toujours entouré le stade de 50.000 places de Boukhalfa. Et profitant encore de cette occasion, le boss de la JSK a interpellé les responsables des deux entreprises concernées pour faire de réels efforts dans leur mission car « il est impératif que ce stade soit livré, vu que son besoin est plus que jamais senti ! ».

Quant à Mohamed tahmi, il a encore accordé un nouveau délai (le 5ème au moins) aux deux entreprises concernées lequel est fixé au 31 décembre 2015. A défaut du non respect de ce nouveau délai, le ministre de la jeunesse et des sports arrêtera des sanctions. Et comme d’habitude, les destinataires de la mise en garde ont fait semblant de la prendre au sérieux. Et c’est tout le monde qui a pensé – et jusqu’au plus profond de son âme – que la menace du ministre n’a causé de chair de poule à personne. D’ailleurs, même Mohamed Tahmi, un homme loin d’être un aliéné mental, savait qu’il ne parlait que pour lui-même.

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