Célébration de la journée de la femme – Bouzeguene : côté femme, côté courage.

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Des femmes issues d’horizons différents. On y trouve des doctoresses, avocates, des ingénieurs, des économistes, des psychologues, des enseignantes, des modélistes, femmes au foyer… etc.

Elles se sont unies pour réaliser un objectif précis celui de défendre la culture en générale et la culture kabyle en particulier. La mission qu’elles se sont fixée consiste à enrichir le patrimoine par de nouvelles expériences. La tâche s’avère difficile, mais pas impossible tant ces femmes sont plus que jamais déterminées.

Dés le départ la question était de savoir comment sy prendre pour promouvoir la culture kabyle. La réponse se trouve au sein du programme ambitieux concocté pour l’année 2009 :

I) sur le plan linguistique :

Bouzeguene étant une région rurale, compte un nombre très élevé de femmes et de jeunes filles illettrées. Cet état de fait a sensibilisé ces femmes à se regrouper et lutter contre ce phénomène. Elles proposent à tout le monde des cours d’initiations aux langues :

1— Kabyle (Amazigh)

2— Anglais

3— Français

II. Sur le plan artistique :

Elles développent également des activités d’accompagnement à la création et la production des femmes issues du milieu rural (musique, théâtre, dessin, écriture et artisanat). Elles organisent des ateliers tels :

1— Atelier d’écriture

2— Atelier de musique classique

3— Atelier de dessin.

4— Création d’une troupe théâtrale.

5— Création d’une chorale.

6— Création d’une troupe de danse

7— Lancement de cours de cuisine et pâtisserie.

III. Séminaires et tables rondes :

1— Des séances mensuelles d’initiation à l’esthétique, aux bonnes manières et à la décoration intérieure.

2— Elles animent aussi des débats portant sur le rôle que la femme peut jouer dans l’évolution d’une société avec des avocates, des psychologues et des sociologues professionnelles.

3— Elles contribuent à la création d’une cellule d’écoute et d’orientation pour les femmes victimes de maltraitances. Elles assistent des femmes délaissées, des femmes négligées et des femmes ayant besoin d’une aide psychologique spécifique. Elles offrent un accompagnement à long terme pour la prise en charge médicale ou juridique. À rappeler qu’aucun refuge ou structure de ce type ne propose aujourd’hui ces services dans notre région.

Pour promouvoir le patrimoine littéraire, elles comptent organiser un festival de contes AMAZIGH (Tafaska n tmucuha n tmazight). Les résultats de ce projet seront la publication d’un bulletin d’information et une revue culturelle avec un recueil de contes.

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