Les citoyens ont l’interdiction d’assister aux festivités à Tizi-Ouzou

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – La célébration du 1er novembres, anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, s’est déroulée à la ville de Tizi-Ouzou sans la présence des citoyens. Les festivités qui ont été organisées hier à la maison de la culture Mouloud Mammeri de la ville des Genêts, ont été interdites aux citoyens.

Nombreux sont ceux qui se sont rendus à la maison de la culture pour assister au gala artistique organisée par la direction des anciens maquisards et celle de la culture. Malheureusement pour eux, ils ont été invités à rentrer chez eux. Des policiers postés devant l’entrée de la Maison de la Culture leur ont refusé l’accès.

« Les festivités sont réservés aux officiels et aux services de sécurité. Les citoyens ne sont pas concernés. Ce n’est pas moi qui décide, ce sont les directives de mes supérieurs », a déclaré l’un des policiers, hier soir, devant le portail de la Maison de la Culture. Ceux qui ont cherché à comprendre ou à protester ont été bousculés par les policiers. « Dire que nos parents sont morts pour ces officiels. C’est inadmissible. L’Etat nous prive même des festivités liées à une date aussi symbolique que celle de premier novembre », lâcha un père de famille qui a rebroussé chemin.

« C’est exactement de la même manière que les militaires Français chassaient les indigènes durant la période du colonialisme. Le comportement de ces policiers est à l’image de ceux qui gèrent ce pays », fera remarquer un ancien maquisard, présent sur les lieux.

Effectivement, la plèbe est toujours isolée et écartée par le colonialisme. Même procédé pour le régime despotique d’Alger. Une réalité : les Kabyles sont toujours colonisés !

Farid M