Ces Justes Kabyles qui sauvèrent des enfants juifs des Nazis

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Je te joins la lettre de nos partisans Kabyles ayant émis un appel en 1942 pour aider les Juifs des raffles des Nazis
Ce n’est pas une photo de la lettre mais un photogramme, car la lettre étant très abimée, il a fallu la numériser afin de faire sortir les lettres qui auraient disparu…

Voilà la transcription que j’en ai faite, dis-moi si ça te va, le cas échéant, corrige-la moi et je la mettrai à la une, c’est comme on dit une EXCLU MAK ! j’étais en contact avec le réalisateur kabyle DERRI BERKANI, c’est lui qui me l’a envoyée.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=1542

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AM ARRAC ENAGH
Id’elli di lefjer hebsen udayen n’ Paris.
Imgharen am tilawin am arrac.
Di lgherba am nukwni, d-ixeddamen am nukwni.
D-atmaten nagh. Arrac nsen am arrac nagh.
Ma yiwen yufa yiwen weqcic nni,
i’laq as yefk n nsib at isebar attaadi lmehna.
A yargaz n’tmurt nagh, ulik d-amuqran.
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frombatisseusespaix@tiscali.fr
sender-timeSent at 12:55 AM (GMT+01:00). Current time there: 2:09 AM. ✆
reply-tobatisseusespaix@tiscali.fr

tomakabylie@gmail.com

dateWed, Feb 27, 2008 at 12:55 AM
subjectresistance mosquée de paris
mailed-bymakabylie.info

bonjour,
je viens de découvrir le texte anglais d’annette horovitz concernant le
sauvetage des juifs par la mosquée de paris je tiens à vous préciser ceci:
ce n’est pas la licra qui a demande la reconnaissance à yad vashem de
bengabrit comme juste mais moi en tant que presidente des batisseuses de
paix. j’ai contacte Lucien lazare, membre de la commission de justes qui
m’a dit que yad vashem avait eu connaissance en 1998 du film de derri
berkani, yad vashem a alors tenté de recueillir les temoignages
necessaires pour decerner la medaille à titre posthume mais leur
recherches sont restées vaines.
nous avons repris le flambeau des 2002. La licra diffuse le film dans le
cadre d ela semaine contre le racisme dans les ecoles Nous avons decide de
multiplier les diffusions en banlieues et de lancer un appel à temoins
ainsi qu’une petition aupres des autorites algeriennes justement pour que
bengabrit soit reconnu comme juste.
aujourd’hui devant la complexite nous demandons l’apposition d’une plaque
par les autorites françaises sur la mosquée pour reconnaitre ce lieu commme
lieu de sauvetage des juifs. vous pouvez consulter notre site et diffuser
notre petition www.batisseusesdepaix
j’attends que les” grandes avocates” de cette cause que nous tentons de
defendre à force de conferences et de communiques de presse se decident à
signer notre petition. nous savons que le peu d’archives qui existent ne
peuvent être qu’en algerie aujourd’hui.
par ailleurs beaucoup de personnes se proclament prêtes à defendre ce
souvenir mais contribuent ,en france, à faire disparaitre les archives.
annie-paule derczansky presidente tel: 06 66 10 55 64

— Envoi via le site MAK Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie
(http://www.makabylie.info/) —

http://batisseusesdepaix.org
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POUR LE FILM :

La mosquée de Paris, une résistance oubliée produit pour FR3 pour une émission “racines de France 3” en 1991

il faut donc s’adresser ou bien

à LA MEDIATHEQUE DE L’ODTI, 2 bis rue TRES CLOITRES A GRENOBLE ou à cette adresse ODTI : 7, place Edmond Arnaud – 38000 Grenoble – tel : 04 76 42 60 45 http://www.odti.fr/

parce que dans le catalogue de l’ODtI il y a le film : UNE RESISTANCE OUBLIEE… LA MOSQUEE DE PARIS DE 40 A 44 Réalisateur : Derri BERKANI COULEUR, 26 MIN, VERSION FRANÇAISE, 1990. Résumé : Une passionnante visite de la Mosquée de Paris : les jardins, les sous-sols, les caches où 1700 personnes, la plupart des enfants juifs, furent accueillies pendant la guerre. Un hommage aux résistants musulmans et au recteur Si Kaddour Ben Ghabrit. (page 12) source

ou bien

à FR3 pour savoir s’il existe une cassette de ce film et la commander, en donnant les références suivantes : titre:La mosquée de Paris, une résistance oubliée durée du film : 29 minutes auteur : Derri Berkani émission:racines de France 3 année : 1991

(quelques adresses FR3 : en s’adressant à l’une d’entre elles, on peut savoir certainement quelque chose au sujet de la façon de se procurer ce film :

http://aquitaine.france3.fr/nouscontacter/2542506-fr.php

Service des relations avec les téléspectateurs 136, rue Ernest Renan 33075 Bordeaux Cedex Tél : 05 56 01 38 65

http://alsace.france3.fr/nouscontacter/2075025-fr.php

Direction Régionale France 3 Alsace

Service des relations avec les téléspectateurs Place de Bordeaux B.P. 428 67000 STRASBOURG Tél : 03 88 56 68 27

CONTACT FR3 ST ETIENNE France 3 Loire 5, rue Nicolas Chaize – 42100 St Etienne Tel. 04 77 81 42 33 Fax. 04 77 81 42 34 )

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Plein d’articles sur le sujet :

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Projection débat au CHRD Le 22 mars 2005, nous avons organisé avec le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, en partenariat avec l’antenne de Lyon de l’Institut du Monde Arabe une projection débat du film : “La mosquée de Paris, une résistance oubliée”, un film documentaire produit en 1991 pour FR3, dans la “Collection Racines”. En présence du réalisateur, Derri Berkani, de Martine Bernheim, responsable nationale de la Licra (section cinéma) et de Soheib Bencheikh, recteur de la mosquée de Marseille, nous avons pu évoquer cette période méconnue où la mosquée de Paris a constitué un havre de paix et de protection pour de nombreux résistants traqués et en fuite. Un grand nombre de familles juives ont trouvé dans les nombreuses salles annexes de la mosquée de Paris un lieu sûr en attendant de pouvoir échapper aux persécutions nazies. Le film nous a rappelé le rôle méconnu de ce réseau de résistants algériens, le plus souvent d’origine Kabyle et proche du Parti Communiste, engagés dans le réseau de la Main d’OEuvre Immigrée (MOI – FTP) qui organisaient en plein Paris l’acheminement et la fuite des personnes recherchées ou des familles juives menacées. Le Recteur Si Kaddour Benghabrit, fondateur de la mosquée de Paris, a été le moteur de ces actions de sauvetage d’hommes et d’enfants juifs. « Il a voulu que la mosquée renoue avec la tradition de l’Islam dès 1940 et qu’elle devienne un sanctuaire pour les personnes recherchées » en appliquant l’une des paroles du Prophète (Hadith) : « Sauvez un homme menacé et vous aurez sauvé une nation entière ». Il a suivi en cela l’exemple donné par le roi du Maroc Mohamed V qui dès 1940 a refusé d’appliquer aux juifs les mesures imposées par les autorités de Vichy, comme celle du port obligatoire de l’étoile jaune. (page7)

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“La Mosquée de Paris, une résistance oubliée” Ce film (26 mn) réalisé par Derri Berkani relate, à partir de témoignages de résistants musulmans musulmans et juifs, l’histoire de la Mosquée de Paris pendant la guerre. Cette Mosquée, par la volonté notamment de son Recteur Si Kaddour Benghabrit a été un lieu d’asile et de passage pour de nombreuses personnes pourchassées, en danger : résistants, parachutistes, pilotes d’avions abattus, enfants juifs… (page 3) source

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Seconde guerre mondiale Les FTP algériens et le sauvetage d’enfants juifs

Dans Une résistance oubliée, la Mosquée de Paris, un film de 29 minutes réalisé pour l’émission « Racines de France 3 » en 1991, Derri Berkani restitue l’épisode associant la Mosquée de Paris au sauvetage de juifs, notamment des enfants. Le concept de l’émission de France 3 était de faire coïncider l’histoire de l’immigration avec des moments d’histoire de France. « A l’origine, je voulais faire un film sur la résistance des Francs-Tireurs et Partisans algériens, qu’on appelait “groupe kabyle”, la commande venait de l’ORTF, c’était en 1974. Le film ne s’est pas fait. » L’opportunité en est donnée à Derri Berkani en 1991 par France 3. Les FTP algériens étaient désignés sous le vocable de « groupe kabyle » par facilité de langage en usage chez les FTP qui utilisaient les groupes de langues, pour permettre une sécurité de transmission des consignes. L’immigration algérienne de Paris, à l’époque, était le fait d’hommes jeunes, seuls, d’origine rurale, essentiellement de Kabylie. Ils étaient aux deux tiers analphabètes, ils vivaient dans la misère, mais par le travail ils avaient intégré un autre univers, celui du monde ouvrier, du prolétariat. Ils avaient acquis une conscience prolétarienne dans les usines où ils travaillaient. Ils étaient tous syndiqués, et ils participaient à toutes les luttes ouvrières, aux grèves… Une fois la guerre venue, ils se sont engagés dans les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), nous précise Derri Berkani. Mohamed Lakhdar, qui avait rejoint les jeunesses communistes à 20 ans, était l’un d’entre eux. Il s’était engagé dans l’action clandestine en 1940 et était un des fondateurs, en 1942, des FTP. Il était originaire de Tiaret. Il a été fusillé dans la nuit du 31 janvier 1943. Derri Berkani relève que la démarche de la Mosquée de Paris et de son recteur Si Kaddour Benghabrit obéissait à des principes religieux, mais les FTP algériens, qui ont amené des juifs pour les mettre à l’abri, étaient des laïcs, des ouvriers. Leurs motivations n’étaient pas religieuses, elles ont concordé avec celles des dirigeants de la Mosquée. Les FTP avaient agi par « conscience prolétarienne ». « C’était une action de nationalistes algériens. » Derri Berkani rappelle que Messali Hadj, dans El Hayet, avait appelé à la résistance au nazisme. Ferhat Abbas et Ali Boumendjel s’étaient prononcés contre l’abrogation des décrets Crémieux (décrets de naturalisation des juifs algériens). « On ne comprend pas cet engagement des ouvriers algériens, si on ne situe pas le contexte. Ils étaient seuls. La solidarité entre eux était une nécessité vitale. A cette époque, la tuberculose faisait des ravages. Tout ce qu’ils gagnaient, ils l’envoyaient à la famille. Malgré cela, ils ont participé activement à l’action de libération de la France. » Les juifs étaient amenés à la Mosquée de Paris avec l’accord et le soutien de son recteur, Ben Ghabrit, le temps d’organiser leur passage vers la zone libre ou le Maghreb. Aussi, la Mosquée n’était pas un lieu de séjour, mais de passage. Les juifs algériens qui parlaient arabe étaient plus faciles à dissimuler. Les souches des tickets alimentaires donnés à la Mosquée ont fait apparaître 1732 passages (parachutistes anglais et enfants juifs essentiellement). « En 1974, j’ai retrouvé à la Mosquée de Paris un livre où il y avait un nombre incalculable d’enfants, c’étaient des enfants juifs qu’on faisait passer pour des enfants d’Algériens », nous dit Derri Berkani, sachant que l’immigration algérienne était alors dans une très forte proportion le fait d’hommes seuls. L’action des FTP n’était pas sans risques, des collaborateurs, parmi lesquels il y avait Mohamed Saïd, faisaient disparaître ceux qui tombaient entre leurs mains. « Quand un résistant était pris, on lui brûlait les mains et le visage avec de l’acide pour qu’il ne soit pas reconnu, avant de l’enterrer au cimetière franco-musulman de Bobigny. » Dans un tract en kabyle, ni daté ni signé, intitulé « Comme tous nos enfants », ces FTP écrivent : « Hier, à l’aube, les juifs de Paris ont été arrêtés, les vieillards, les femmes comme les enfants, en exil comme nous, ouvriers comme nous, ce sont nos frères et leurs enfants sont nos enfants. Si quelqu’un d’entre vous rencontre un de ces enfants, il doit lui donner asile et protection, le temps que le malheur passe. » Derri Berkani a retrouvé ce tract cet hiver chez un comptable à Draâ El Mizan. Ce dernier l’a récupéré parmi des papiers administratifs du propriétaire d’un bistrot, rue Château des Rentiers, dont il s’est occupé des comptes.

Nadjia Bouzeghrane – El Watan 2005-05-16/2005-05-16-19338

source

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Un film télévisé de Derri Berkani rappelle un épisode de la Seconde Guerre mondiale : celui d’enfants juifs cachés à la Mosquée de Paris, nous apprend Presse Nouvelle. Le vidéaste rend hommage au groupe des FTP kabyles, jeunes ouvriers communistes qui ont pris en charge des enfants juifs traqués notamment en 1942. La mosquée était une cachette temporaire avant que les enfants soient acheminés vers la zone libre et aussi vers le Maghreb. Albert Assouline, un de ces enfants, témoigne dans le film. Derri Berkani cite même le cas d’enfants que le recteur, Si Kaddour Benghabrit, avait personnellement sauvés. source

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Mosquée de Paris : Des centaines de juifs sauvés de l’extermination nazie

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Mosquée de Paris, sous la direction de son recteur et fondateur Si Kaddour Ben Ghabrit, était un lieu de résistance à l’occupation nazie et d’hébergement pour les juifs.

Les Francs-tireurs partisans (FTP) de la Mosquée de Paris, des Algériens, majoritairement de Kabylie, avaient commencé, pendant l’occupation allemande, à secourir, à protéger des parachutistes anglais et à leur trouver un abri. Les FTP ont ensuite porté leur assistance à des familles juives, des familles qu’ils connaissaient, ou à la demande d’amis en les hébergeant dans l’attente que des papiers leur soient fournis pour se rendre en zone sud ou franchir la Méditerranée et rejoindre le Maghreb. Le lien se faisait par le Dr Assouline. Le Dr Assouline avait comptabilisé 1600 cartes alimentaires (une par personne) qu’il avait fournies à la Mosquée de Paris pour les juifs qui y avaient trouvé refuge. Un appel à témoins de juifs sauvés par la Mosquée de Paris entre 1942 et 1944 vient d’être lancé par les Bâtisseuses de paix, une association de femmes -juives et musulmanes – qui militent depuis l’année 2002 pour « éviter le transfert » du conflit israélo-palestinien en France. Hier soir, un dîner débat devait avoir lieu dans un restaurant parisien sur le thème de la résistance de la Mosquée de Paris à l’occupation nazie. Devaient être présents le réalisateur du film La Mosquée de Paris, une résistance oubliée, Derri Berkani, et l’historien Lucien Lazare, membre de la commission des médailles des justes parmi les nations de Yad Vashem. L’appel à témoins est destiné à recueillir des témoignages écrits. Ceux-ci sont nécessaires pour que les descendants de Si Kaddour Ben Ghabrit reçoivent en reconnaissance à l’action du recteur de la Mosquée de Paris la médaille des justes. Les Bâtisseuses de paix, dont l’objectif est de créer « un dialogue culturel basé sur le respect mutuel de chacune », affirment que « toutes les nuances identitaires et religieuses » ont place dans leur association. Elles situent leur action dans le domaine de l’éducation, en racontant leur « histoire » et en apprenant l’histoire pour, « en tant que mères, transmettre la mémoire à leurs enfants et, par là, le respect et la dignité de l’autre ». Pour relancer le dialogue entre les communautés juive et musulmane de France, les Bâtisseuses de Paix ont choisi d’aller à la rencontre des « moments positifs de l’histoire où juifs et Arabes, juifs et musulmans coexistaient pacifiquement, dans l’échange et le dialogue. La résistance de la Mosquée de Paris est un de ces moments forts », nous indique la présidente des Bâtisseuses de Paix, Annie-Paule Derzansky. Elle ajoute : « Une reconnaissance officielle de l’action de la Mosquée de Paris envers les juifs permettra de donner aux jeunes juifs et Maghrébins des repères sur leur propre histoire. » Et « notre objectif est de renouer un dialogue entre juifs, Maghrébins et musulmans vivant en France, de renouer des relations sociales qui ont existé en Afrique du Nord », nous précise Annie-Paule Derzansky. « Les retombées du problème israélo-palestinien en France ne se justifient pas. Même s’il y a un lien affectif fort, les juifs vivent en France, le voisin algérien, marocain ou tunisien n’est pas un terroriste, le voisin juif n’est pas le représentant d’un pouvoir d’occupation. » Le 5 juin prochain, l’association les Bâtisseuses de paix organise une après-midi à la mairie du 12e arrondissement de Paris consacrée au sauvetage des juifs par le monde arabo-musulman et intitulée « De Paris à Istanbul », en passant par le Maghreb.

Bouzeghrane Nadjia El Watan source

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Auteur : beaugosse-59 Date : 01-02-2005 20:26

LA RESISTANCE MUSULAMNE EN FRANCE A PERMIS DE SAUVER 1700 JUIFS !

La Mosquée de Paris, une résistance oubliée…

Ce documentaire relate l’histoire des résistants musulmans de la Mosquée de Paris qui, pendant l’occupation, par leur incroyable courage et leur humanité ont organisé un réseau en cachant des combattants et des enfants juifs ainsi qu’en organisant leur fuite. Une passionnante visite de la Mosquée de Paris : les jardins, les sous-sols, les caches où 1700 personnes, la plupart des enfants juifs, furent accueillies pendant la guerre. Un hommage aux résistants musulmans et au recteur Si Kaddour Ben Ghabrit :

« La mosquée de Paris fut pendant l’occupation, entre 1940 et 1944, un lieu d’accueil et de passage pour tous ceux qui étaient recherchés par l’occupant allemand et ses collaborateurs. Conçu d’abord pour les prisonniers de guerre nord-africains évadés des camps allemands, le réseau s’ouvre aux résistants de différents groupes,aux agents alliés, et, lorsque les lois antisémites sont promulguées,presque exclusivement aux enfants juifs.

Ce mouvement s’amplifie au lendemain de l’opération “Vent printanier” (Rafle du Vel d’Hiv : 16-17juillet 1942) car la menace qui pèse sur les enfants est clairemente xprimée par une note adressée à la police parisienne chargée desarrestations, “N’oubliez pas les enfants”. Dès lors, la mosquée devient un lieu de passage, de transit pour tenter demettre à l’abri le plus d’enfants possible.

Si Kaddour Benghrabit, recteurde la mosquée fut l’âme de cette opération. Il met en place un système efficace d’alerte qui permettait de soustraire rapidement les enfants à la menace d’une descente de police. Personne ne fut arrêté dans l’enceinte de la mosquée. Ce film, réalisé par Derri Berkani, veut rendre justice à ces actes decourage. »

Extraits de texte du Bulletin des enfants cachés, décembre 2003 source

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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/06/21/article.php?sid=55267&cid=31

Bio Derri Berkani
Derri Berkani est né le 3 septembre 1937 à Draâ-El-Mizan (Kabylie). Il a écrit 4 romans, tous aux éditions L’Harmattan : Ne montre à personne, 1995, La Kahena de la Courtille, 2002, Le Tournesol fou, 2004 et Le Retourné en 2007.

Autre thème, celui de la résistance kabyle au nazisme qui a donné lieu à votre film La Mosquée de Paris, une résistance oubliée. Que signifie pour vous cet épisode de l’histoire ?
Cet épisode de l’histoire est assez significatif. Quand la main-d’œuvre manquait en France, on a fait venir les Kabyles. Au contact des ouvriers français syndiqués, les paysans kabyles ont gagné une dignité de prolétaire, une conscience de classe, une fierté. Il y avait une aristocratie de la classe ouvrière. Lorsque la guerre arrive, ils s’engagent dans la résistance par connaissance personnelle. C’est le cas des FTP (Francs tireurs partisans) kabyles. C’est un épisode doublement oublié. En France d’une part car les FTP étaient clandestins et une fois la guerre terminée, ils sont revenus dans le monde du travail. Pour l’essentiel, il s’agissait de réseaux d’évacuation. Oubliés en Algérie, d’autre part, car l’Algérie n’a pas envie que l’on en parle. Ce n’était pas sa priorité. Pour elle, il n’y avait qu’une seule résistance, celle de la libération nationale, l’autre pouvant masquer celle-ci qui devait demeurer unique d’où l’élimination du MNA et du PCA. On a eu de cesse de tendre vers le monolithisme. Pourtant, Messali Hadj, le plus nationaliste de tous, le plus pro-arabe, avait appelé à la résistance contre les nazis.

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The Mosque That Sheltered Jews
“Their children are like our own children”
“Yesterday at dawn, the Jews of Paris were arrested. The old, the women, and the children. In exile like ourselves, workers like ourselves. They are our brothers. Their children are like our own children. The one who encounters one of his children must give that child shelter and protection for as long as misfortune – or sorrow – lasts. Oh, man of my country, your heart is generous.”

– A tract read to immigrant Algerian workers in Paris, asking them to help shelter Jewish children.
by Annette Herskovits
There is in the center of Paris a handsome mosque with a tall slender minaret and lovely gardens. It was built in the 1920s, as an expression of gratitude from France for the over half-million Muslims from its African possessions who fought alongside the French in the 1914-1918 war. About 100,000 of them died in the trenches.

During World War II, when the Germans occupied France, the mosque sheltered resistance fighters and North Africans who had escaped from German POW camps. (The French recruited 340,000 North African troops into the French army in 1939.) When the French police started rounding up Jews and delivering them to the German occupiers, the mosque sheltered Jews as well, most of them children.

The Nazi program called for eliminating all Jews, of any age. More than 11,600 Jewish children under 16, including 2,000 younger than six, were deported from France to be murdered at camps in eastern Europe. Still, 83 percent of the Jewish children living in France in 1939 survived. Most were “hidden,” that is, given non-Jewish identities to keep them out of the authorities’ reach. This required massive help from the French people.

Hiding children entailed a complex, extended organization. Rescuers had to get hold of the children, which often meant kidnapping them from detention centers or Jewish children’s homes in full view of the Nazi occupiers. They had to procure false papers, find shelter (in foster homes, boarding schools, convents), raise funds to pay for upkeep, and send the payments without attracting attention.

They had to keep records, in code, of the children’s true and false names and whereabouts, bring the children to their hiding places in small groups, and visit them regularly to ascertain that they were well treated. Many who participated in this work – both Jews and non-Jews – perished.

Innumerable French citizens provided aid of a less active kind: they remained silent, even when they suspected the children were fugitives. Many of the children were recent immigrants who spoke French with an accent and did not “look” French. A child might disclose his or her true name when surprised – or in defiance. Most at risk were very young children who needed repeated coaching.

I know this because I was a hidden child. When my parents were deported from Paris to Auschwitz in June of 1943, never to return, my 13-year-old sister and myself, just turned four, were in a foster home in the French countryside. With no more money coming for our keep and the danger to people sheltering Jews, our foster parents balked at keeping us. In the fall, I found myself hiding in a shabby Paris hotel room with my 17-year-old brother. My sister became a maid for a French family.

But by winter, thanks to my brother’s astuteness and courage, my sister and I were taken in charge by a clandestine child rescue network, a secular organization in which Catholic, Protestant, Jewish, and communist men and women participated. The organization saved 500 children, including my sister and me. As for my brother, he survived by his wits.

I learned of Muslims who helped rescue Jewish children only recently, in the newsletter of Enfants CachŽs (Hidden Children), an association of Jews who survived the Holocaust in France as children.

The mosque-based resistance network consisted of people from Algeria’s mountainous Kabylia regions. Kabyls are one of several North-African groups who have preserved their Berber language and culture; the Berbers inhabited North Africa before the Arabs invaded and introduced Islam in the 7th century. At least 95 percent of Algerian immigrants to France came from Kabylia. The network’s Kabyls communicated in their Berber dialect, Tamazight, making infiltration almost impossible.

The soul of the network was the mosque’s rector, Si Kaddour Benghabrit, a man with three nationalities – Algerian, Moroccan, and French – who moved with ease in all three worlds, and whose Islam was tolerant and inclusive.

More than 1,700 people are thought to have found short-term shelter in apartments on or near the grounds of the mosque. Benghabrit set up an alert system that allowed fugitives to disappear swiftly in case of a raid – if necessary to the prayer room’s women’s section, where men were normally not admitted. He wrote numerous false birth certificates making Jewish children into Muslims.

Access to Paris’s sewers directly beneath the mosque’s grounds provided an escape path, as did the mosque’s proximity to the city’s central wine market on the Seine, where barges laden with wine barrels came and went. One woman recalled being taken out of Paris on a barge; a Kabyl at the helm took fugitives concealed in his cargo to the south of France, where they could be smuggled to Algeria or Spain.

The French League against Racism and Antisemitism has asked Israel’s Yad Vashem Institute to recognize Benghabrit as one of “The Righteous among the Nations,” a title honoring non-Jews who risked their lives to rescue Jews during the Holocaust. Benghabrit would be the first Muslim to earn this distinction.
***
In these times of mutual hatred, a hatred that is sustained by distorted views of the “other,” the story of Muslims saving Jewish children struck me as one Jews and Arabs especially should hear. This history strengthens my sense that mutuality and harmony make up the natural fabric of human relations. Division and cruelty are like torn places in that fabric. Surely, at certain times and places the tearing can be so thorough that it seems the fabric is not there. But that is an illusion.

My friend Mathis Szykowski, also a Holocaust survivor and a hidden child, testifies to this: “It must be said and repeated that in any account of survival, there are many people who will help, at great risk to themselves, people who appear almost mysteriously, whom you trust instinctively. No one can survive such circumstances by themselves. So it becomes obvious that in life as in death, we are all interdependent.” A human being whose mind has not been distorted by ideology will instinctively help another in danger, especially a child.

Again and again over the years, I have heard stories of help that appeared unexpectedly, almost mysteriously, during those dark days. A friend recalls that when she was 11, living in Czechoslovakia, her parents were taken away by the Gestapo. By chance, she and her nine-year-old sister had been left behind, so they went to Gestapo headquarters themselves and told the guard they wanted to be reunited with their parents. The guard said “Go away!” several times, speaking softly so as not to be overheard, until they left. Somehow they survived. The SS guard had saved their lives.

Enmities between peoples come and go depending on intricate historical, psychological, and economic forces. Political powers will conceal or twist reality to suit their own ends. For most of the 1400 years since Islam’s birth, Jews and Muslims lived in relative harmony in Arab lands.

Like the Christians, Jews were dhimmis (protected people): Islam protected their lives, property, and right to worship. Jews enjoyed no such rights in the Christian world until the French Revolution. To be sure, dhimmis were placed below Muslims – they had to pay a special tax, could not ride horses, etc. – but the application of these restrictions varied; with enlightened rulers, the Jews prospered.

In his book Le PassŽ d’une Discorde: Juifs et Arabes du VIIe SiŽcle ‡ nos Jours (The Days Before the Breach: Jews and Arabs from the 7th Century to Today), Israeli historian Michel Abitbol writes about “the historical drama which, in less than half a century, ended two thousand years of Jewish life in the Arab countries.” And he describes the “resplendent Judeo-Arab civilization, one whose inexhaustible intellectual and religious riches nourished the entire Jewish world until the dawn of modern times.”
***
On July 16, 1942, Paris police set out to arrest 28,000 Jews on orders of the French Vichy collaborationist government. They had in hand names and addresses, obtained from a census of Jews the Germans had ordered soon after they occupied France. That day and the next, the police fanned out through the city, packing the arrested Jews into requisitioned city buses. They found only 13,000 – largely because some police officers had spread the word ahead of time and many Jews had fled. More than 4,000 children aged 2 to 16 were among those arrested.

On the second day, a tract was circulated through the miserable hotels that were home to immigrant Algerian workers. The tract, in Tamazight, was read out loud to the mostly illiterate men: “Yesterday at dawn, the Jews of Paris were arrested. The old, the women, and the children. In exile like ourselves, workers like ourselves. They are our brothers. Their children are like our own children. The one who encounters one of his children must give that child shelter and protection for as long as misfortune – or sorrow – lasts. Oh, man of my country, your heart is generous.”
We can’t know how much help these men were able to give.
***
Most of the children captured in that July raid were taken with their mothers to camps near Paris. There, French police used truncheons and water hoses to separate mothers from the younger children.

The adolescents and their mothers were taken to Drancy (the French camp from where trains departed for the east) and then deported to Auschwitz. The 3,500 younger children left behind had been taken on the initiative of Vichy’s prime minister, Pierre Laval – the Germans had not requested it. The Vichy government waited for Berlin to authorize their deportation. When approval came, the children were packed into boxcars, each with a few adults. All were killed in the gas chambers on arrival.

The thought of such moments of ultimate darkness used to obscure the entire world for me. As I have pieced together the many stories I have heard and read over the years, I became able to simultaneously see light shining in many places. The story of the Muslims who saved Jewish children is one that affirmed that vision.

The words of the Kabyl tract read to poor immigrant men taught me to trust whispers of unity: Those dead children are like myself. They are like my own children. So are the Israeli children killed in bombed-out buses. So are Iraqi children lost as “collateral damage” and the million Palestinian children who every day must struggle with fear – of Israeli soldiers with machine guns, tanks, bulldozers, helicopters, rockets – and the many dead and wounded among them.
[With gratitude to Derri Berkani, whose film Une Resistance Inconnu: La MosquŽe de Paris introduced me to this story. This article initially appeared in Turning Wheel, the journal of the Buddhist Peace Fellowship.]