C’est l’un des 24 détenus du printemps berbère : Arezki Abbout réagit aux propos de Ferhat Mehenni

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Ferhat Mehenni
Ferhat Mehenni

KABYLIE (Tamurt) – Alors que, pour l’instant, aucun parti politique algérien n’a réagi aux derniers propos de Ferhat Mehenni, les anciens acteurs du printemps berbère de 1980 semblent se sentir les premiers interpellés par la nouvelle démarche de de celui qui a été leur ancien compagnon de combat et de lutte.

Ainsi, après Djamel Zenati, C’est au tour d’Arezki Abbout, également ancien détenus figurant parmi les 24 prisonniers politiques du printemps berbère  de sortir de sa réserve. « Je me suis longtemps imposé comme règle de ne jamais donner mon avis personnel publiquement sur des déclarations de femmes ou d’hommes politiques kabyles, même quand je ne partage pas le contenu de celles-ci », souligne Arezki Abbout avant d’ajouter :

« Mais aujourd’hui, avec l’appel lancé de Londres par Ferhat Mehenni, dont je fus un des compagnons d’infortune à Berrouaghia et à Lambèze, en 1985, je me sens un devoir de me libérer de cette règle non pas pour dénigrer celui qui a marqué de son empreinte le combat pour l’identité Amazighe, mais pour dire mon inquiétude et exprimer mon souhait de voir la Kabylie continuer de privilégier le combat pacifique comme elle le fait depuis près de 40 années maintenant, convaincu que c’est la voie royale pour faire aboutir une revendication, fut-elle l’indépendance ».

Arezki Abbout poursuit en rappelant que ce projet d’indépendance de la Kabylie  ne le séduit pas. « C’est un projet auquel je n’adhère pas, mais dont je ne fais aucun tabou, pour peu qu’on rejette la violence comme moyen d’action », conclut Arezki Abbout.

Tarik Haddouche