C’était la joie en Kabylie le jour de la mort de Boumediene !

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Boumediene
Boumediene

ALGÉRIE (Tamurt) – Le 27 Décembre 1978, le tyran Mohamed Boukherouba, alias Boumediene, a rendu son âme. Une onde de joie s’est emparée de toute la Kabylie, contrairement à d’autres régions d’Algérie qui ont sombré dans la tristesse.

Boumedienne

« Je me souviens de ma grand-mère qui était sortie à la placette du village avec d’autres femmes toutes heureuses pour partager la nouvelle de la mort de ce raciste avec les voisines.  Des youyous stridents ont suivi, cette annonce, par nos vieilles », nous raconta un ancien jeune de la région de Tigzirt qui a perdu son frère dans le conflit algéro-marocain à Tindouf en 1976. Même si des scènes de liesse n’ont pas eu lieu en Kabylie, la plupart des kabyles témoignent que l’annonce de la mort de Boumediene était une bonne nouvelle pour eux. C’était lui, Boukherouba qui a privé les kabyles de leur droit et de leur langue. Boumediene a aussi confisqué l’indépendance algérienne après plus de 132 ans de lutte au profit d’une caste d’anciens militaires de l’armée Française, dénommé le clan de Oujda. Ce clan est toujours au pouvoir à ce jour.

« Certes, on est toujours sous l’emprise de la dictature, mais la haine de Boumediene envers les kabyles n’a pas d’égale. Sa mort était effectivement une bonne nouvelle et il le faut le dire. Des irakiens sont sortis dans la rue pour fêter la chute de Saddam et en Lybie pour fêter la mort de Kadhafi, et nous aussi on est heureux de la mort de ce tortionnaire », nous raconta un kabyle d’Alger qui avait tenu à souligner, que durant l’époque de Boumediene, il avait fait six mois de prison pour s’être exprimé en kabyle dans un commissariat de police. Pour les kabyles qui ont fait et ont vécu la guerre de 1954-1962, Boumediene était pire que les militaires tortionnaires Français.

Lounès B pour Tamurt