CHU de Tizi-Ouzou – L’IRM réservée aux nantis

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Acquis pour une bagatelle de 12 milliards de centimes depuis plus d’une année, l’Imagerie à résonance magnétique (IRM) du Centre hospitalo-universitaire Nédir Mohamed de Tizi-Ouzou, n’est pas accessible aux patients. Selon des médecins qui ont requis l’anonymat, de peur de représailles et de sanctions bien sur, de la part de leur direction, le service radiologie n’utilise ce matériel de haute technologie qu’au profit de hautes personnes politiques, militaires ou hommes d’affaires. Le simple citoyen n’a pas le droit à l’IRM pour le moment.
Les médecins qui ont révélé cette information au journal Tamurt précisent qu’ils leur ont interdit de divulguer l’information selon laquelle l’IRM fonctionne. Une attitude qui a provoqué même la colère et l’indignation de certains d’entre-deux, ceci en sus des menaces qui sont proférées à leur encontre. La dernière personne à avoir bénéficié des services IRM du CHU de Tizi-Ouzou, que nos interlocuteurs citent comme exemple, est Moh-Cherif Hannachi. Le président de la JSK était victime d’une chute chez lui qui lui avait provoqué un traumatisme crânien, pour rappel, au début de ce mois. Il a été examiné avec ce matériel très précieux avant d’être évacué en France à bord d’un avion spécial.
D’autres personnes influentes sur la scène politique ouvrent droit à ce privilège. Notre source précise que des personnes victimes d’accidents ou de chutes n’ont jamais été prises en charge et n’ont pas eu accès à l’IRM. Priver des malades d’une prestation de soins qui est pourtant disponible est une première dans les annales de la médecine sur cette planète.

Cette situation est un secret de polichinelle ; A la Nouvelle ville de Tizi-Ouzou, une banderole est accrochée aux quatre vent à la cité Mohamed Boudiaf. Sur cette banderole on dénonce le favoritisme et la gestion chaotique de cet hôpital public, notamment en matière d’accès au scanner. Le pauvre citoyen n’y pense même pas. Certains malades sont même agressés par des agents de sécurité ou mis tout simplement à la porte, rien que pour avoir réclamé leur droit à une prise en charge convenable. L’administration du CHU quand elle est interpellée par ces dépassements, avance toujours de fallacieuses excuses sur le nombre important que cette structure accueille chaque jour.

Syfax N’Ath Wuzguen