Cinéma. – Invictus, Wonderfulllll…

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Avec un Morgan Freeman plus que vrai que nature dans le rôle de mister President Nelson Mandela, pardon Madiba. Et un Matt Damon qui a, pour l’occasion, laissé ses costumes ajustés CIA’s, toute l’artillerie ainsi son attitude de furious au placard.

L’histoire : Afrique du Sud post apartheid avec un Mandela fraîchement élu (1994) et un peuple divisé, tiraillé par la haine et les inégalités sociales. Une équipe nationale de rugby toute minable les Sprinbroks qui se présente à la coupe du monde. Mais comment faire pour fédérer un peuple derrière une équipe qui symbolise le diable pour la majorité noire et pour la communauté blanche symbolise l’étendard de leur suprématie ?

Il s’installe dés lors une relation entre le vieux prisonnier devenu président et le François Piennar le capitaine des Sprinbroks. Comme une lampe qui s’allume quelque part au dessus de la bulle, elle s’allume non pas parce que la solution est là. Elle s’allume car tout le monde est conscient de la nécessité de trouver une solution. Et quelle chance cette coupe du monde, 70 000 spectateurs, 43 millions de Sud-africain et 1, un milliard de téléspectateurs au travers du monde. Quel spectacle à leur donner ? Pour le savoir il faut aller voir le film.

L’influence des hommes de la trompe de Mandela est semblable à celle de la pierre philosophale qui transforme tout métal en or. Pour un destin ordinaire comme celui d’un capitaine et de toute une équipe de rugby, d’une ménagère noire qui tous les soirs rentre a Soweto ou d’un enfant des rues qui vit du système D. Croiser chemin ce monsieur c’est donner un sens à sa vie, c’est lutter contre soi-même pour se libérer de la haine.

Malheureusement, les épisodes du match Algérie-Egypte et le mitraillage du bus de l’équipe Togolaise qui a fait deux morts et plusieurs blessés, sont là pour rappeler la bassesse des hommes politiques Africains.

Combien sont-ils à avoir juste les mots d’un poème en tête pour résister encore et toujours dans des moments où tant d’autres auraient sombrés. Combien sont ils encore à savoir qu’il y a d’autres forces que celle des biceps, des kalaches et des divisons blindées. Allez pour le plaisir l’extraits du poème de William Ernest Henley…

Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Méfiez-vous de ceux qui fusillent les poètes…