Pour les citoyens crédules qui croient encore à l’éthique du pouvoir algérien

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Résidence de Bouteflika à Genève

SUISSE (Tamurt) – Sous le titre « qui achètera la plus belle villa », le très sérieux journal suisse « Le temps » http://www.letemps.ch/ a divulgué une information qui convaincra les derniers récalcitrants kabyles qui ont encore foi en la conduite des dirigeants algériens.

Le 29 juin 2016, Le Temps a en effet publié une enquête sur les plus grosses ventes immobilières sur les rives du lac Léman au bénéfice de dictatures étrangères et l’Algérie figure en l’honorable 2e place derrière le Qatar. Qu’on en juge :  Acquisition : 4.11.2008  Prix : CHF 30 millions Adresse : Chemin de Machéry 16-18, Pregny-Chambésy.

Les autres états, et leurs acquisitions respectives, cités par le journal sont le Qatar (CHF 47 millions), l’Arabie Saoudite (plus de 9 biens de prestige), l’Irak (CHF 8,5 millions), l’Iran (CHF 14,5 millions) et la Côte d’Ivoire (CHF 21 millions). Un seul pays démocratique, le Danemark, y était mentionné. Il possède une villa acquise à CHF 5 millions, ce qui représente un bien à valeur somme toute modeste.Selon le journal, la propriété algérienne « s’étend sur près de 35.000 m2 et dispose d’un court de tennis. Un jardin français permet d’admirer la vue sur le lac et le Jura tout proche. L’endroit est idyllique… ».La question qui nous vient tout de suite à l’esprit est la suivante : qui sont les locataires ?  On devine aisément que c’est Abdelaziz Bouteflika avec, sans doute, sa fratrie qui en disposent. Au début « il y passait régulièrement ses vacances, ce qui expliquerait la magnificence de la propriété » et depuis qu’il est malade sa présence hypothétique est entourée d’un secret bien gardé. Ce n’est pas le démenti de la présidence algérienne datée du 30 juin 2016 qui remettra en question le résultat de l’enquête de ce journal indépendant.

Honorant ainsi leur appartenance au monde arabo-musulman, les dirigeants algériens ne peuvent déroger à l’instinct de prédateurs en mettant main basse sur les deniers de l’Etat pour se lancer dans la course à l’acquisition de biens prestigieux pour assouvir leurs intérêts personnels au détriment d’investissements qui auraient bénéficié aux citoyens. A ces derniers d’en juger.

Rédaction