Clôture du festival du film Amazigh à Tizi-Ouzou : L’olivier d’or attribué à un ami !

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CULTURE (Tamurt) – La treizième édition de ce que le pouvoir appelle le festival du film Amazigh a été clôturée hier soir au théâtre régional de la ville de Tizi-Ouzou. Le prix de l’olivier d’or a été remis à un film muet dit de fiction de 12 minutes seulement, c’est-à-dire sans aucune parole lorsqu’il s’agit d’un festival du film Amazigh, et qui n’a ni queue ni tête.

Intitulé « le banc d’Algérie », le film a été réalisé par le chanteur Djamel Allam avec uniquement quatre comédiens. Une médiocrité qui a suscité l’indignation même des plus opportunistes des Kabyles.
La raison de l’attribution de ce prix, qui n’a aucune valeur en réalité, n’est autre que ce chanteur Kabyle qui a tant rôdé autour du sérail est un ami du président du jury et également à El Hadi Ould Ali.

Le film primé, qui n’a d’ailleurs aucune histoire, est à vrai dire inspiré d’un sketch du célèbre humoriste Anglais, Mister Bean. Donc le film de ce Djamel Allam qui n’a rien à avoir avec le septième art est une œuvre de plagiat.

L’autre film primé et qui a obtenu le prix du jeune talent, est celui de Slimane Belharet. Ce réalisateur de 56 ans a eu le prix, tenez-vous bien, de l’olivier d’or pour….jeune talent ! Comme quoi on peut être jeune à 56 ans avec le festi….vol de Khalida Toumi.

Divers autres prix sont décernés à d’autres catégories le tout dans une ambiance morose. D’ailleurs la cérémonie de clôture n’a duré que quelques minutes pour cacher un tant soit peu l’échec de cette édition.

Toutefois, il faut reconnaître que certains jeunes artistes et comédiens ont fait de leur mieux et ont présenté des travaux cinématographiques honorables lors de cette manifestation. Ils essayent de se perfectionner dans le domaine du septième art en dépit des moyens rudimentaires en leur possession. Ces jeunes méritent encouragements et aides, mais avec ce festival et ses pratiques honteuses, ils sombreront dans la médiocrité. Dommage …

Le forcing d’El Hadi Ould Ali

Les fiascos répétitifs du festival du film Amazigh, sédentarisé à Tizi-Ouzou depuis 2010, fait l’affaire d’autres « prédateurs » du secteur de la culture. Vu l’épaisseur de l’enveloppe financière allouée ; plus de 15 milliards de centimes, El Hadi Ould Ali ne lâche pas prise. Pour ne pas devoir partager le gâteau, il tente par tous les moyens d’évincer El Hachimi Assad. Il s’avére que la médiocrité de ce festival arrange El Hadi Ould Ali à plus d’un titre ; certains journalistes, proches de cet indigne personnage, ont royalement boycotté la couverture de cette édition.

La guerre entre ces deux personnes « de service, sur le terrain » reflète amplement les guéguerres de clans au plus haut niveau de l’oligarchie.

Youva Ifraouène